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Se risquer à la complexité pour mieux prendre en compte la réalité des conduites "non-raisonnables"
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jeudi 2 décembre 2004, par

 

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GISME [1]

« Le problème crucial de notre temps est celui d’une pensée apte à relever le défi de la complexité du réel, c’est-à-dire capable de saisir les liaisons, interactions et implications mutuelles, les phénomènes multidimensionnels ».

(Morin E. “ Le grand dessein ” Le Monde 22/9/1988)

De tout temps, les hommes ont cherché à se transporter dans des paradis artificiels. La prise de produits psychotropes n’est donc pas un phénomène nouveau. Elle n’en prend pas l’aspect d’un problème social majeur dans les sociétés en quête de "risque zéro".

Abordés sous l’aspect quantitatif, l’alcoolisme, le tabagisme et les autres formes de toxicomanie pourraient être exprimés par des chiffres qui dépassent l’imagination, qui choquent, gênent... et qu’on oublie. Ils évoquent l’excès, la perte de contrôle et le gâchis.

Le nombre de morts par an et le montant des dépenses de santé qui lui sont imputables, sont de ceux-là. Au-delà de ces données statistiques, la dépendance à la prise de produits psychotropes apparaît comme un phénomène multi-factoriel et multidimensionnel qui ne peut être perçu dans sa complexité que lorsqu’on prend le temps de l’examiner sous divers angles de vue. Ce phénomène bio-psycho-social a en effet des dimensions individuelles et familiales tout autant qu’économiques, socioculturelles et politiques.

« Pendant longtemps, la notion de pharmacodépendance à une substance psycho-active a résumé le problème de la dépendance pathologique. Mais il sembla peu à peu admis que le produit ne pouvait suffire à rendre compte de la toxicomanie ». La focalisation sur le produit a laissé dans l’ombre la diversité des déterminants des dépendances. Elle a notamment contribué à retarder la prise en compte des "toxicomanies sans drogues" et de toutes les formes de dépendance plus ou moins pathogène qui concernent l’être humain.

Chacun, en effet, même s’il n’a pas recours à des "drogues" proprement dites, est sujet à telle(s) ou telle(s) conduite(s) répétitive(s), marquée(s) par l’urgence du besoin et par l’insuffisance de toute tentative de le combler.

Le concept d’addiction permet de prendre pleinement en compte cette réalité laissée de côté, voire déniée. Prendre en considération une telle réalité polymorphe implique de se familiariser non seulement avec les dynamiques qui sous-tendent la dépendance... mais, également, avec les discours qui sont tenus sur elle.

Ces discours, qui évoluent au fil du temps et varient suivant les époques, apparaissent en effet comme des construits sociaux qui concourent à modeler la réalité et orientent ses modes d’expression. (Les mots, en somme, font partie de la réalité, tout autant que les choses qu’ils nomment).

Un problème social, en fait, se construit à partir de deux composantes : d’une part des phénomènes bruts (individuels ou collectifs), et d’autre part des discours sur ces phénomènes, qui les donnent à voir comme "faisant problème", et comme devant être traités socialement.

« La visibilité sociale du problème mais également la nature des représentations mentales qui lui sont associées, sont autant de facteurs qui accélèrent ou au contraire ralentissent sa prise en considération ». Une fois désigné et officiellement reconnu, un "problème social" génère des réactions sociales qui sont supposées le résoudre, le résorber ou le faire disparaître. Ces mesures consistent, en premier lieu, à particulariser les "populations cibles" qui l’incarnent... ce qui entraîne des modifications d’ordre identitaire, chez les individus ainsi stigmatisés comme "porteurs du problème".

Ainsi « il n’y a pas d’un côté une réalité et de l’autre des représentations plus ou moins "vraies" de la réalité, mais des pratiques et des représentations des pratiques qui interagissent et qui, ensemble, constituent une réalité ». Une illustration de cette interaction entre pratiques et discours pourrait être donnée au travers du "problème" de la masturbation.

Au XVIIIème siècle, sous l’influence du discours médical, la masturbation masculine et féminine n’a plus été seulement présentée comme une grave atteinte à la morale, mais comme une question de santé publique pouvant compromettre la survie même du pays où cette fâcheuse habitude s’établirait.

A partir de ce moment-là, cette faute morale - qui, jusque là, était traitée dans le cadre de la confession - devint un péril national, nécessitant la mise en place d’un contrôle social "musclé". Divers procédés furent alors mis en place afin de lutter contre "cette funeste pratique" (surveillance de tous les instants, camisoles, etc.). Le moyen le plus radical, prôné, en 1847, par un certain Dr Legros pour combattre l’onanisme féminin ou clitorisme, était l’ablation chirurgicale du clitoris.

De nos jours, la masturbation est largement dé-problématisée ; les conséquences psychologiques du "traitement" socio-médical qui lui a été infligé restent difficilement mesurables.

En 1897, Freud (qui consommait du tabac et de la cocaïne) écrit que « la seule grande habitude, le seul besoin primitif est la masturbation et que les autres appétits, tels les besoins d’alcool, de morphine ou de tabac, n’en sont que les substituts ».

L’alcoolisme - qui, comme la masturbation, pose la question du plaisir, de la souffrance, de la dépendance et de l’utilisation que chacun peut faire de son corps - est devenu problème social au XIXème siècle. Les discours sociaux sur ce "problème" ont évolué au fil des décennies, donnant lieu à divers modes de "traitement", d’ordre moral, policier, judiciaire, médical...

De nos jours, l’alcoolique est considéré comme un délinquant par le juge, comme un malade par le médecin, comme un "pauvre type sans volonté" par les gens qui "boivent normalement"... De telles manières de voir (partielles - voire partiales - et réductrices) aboutissent généralement à des actions et réactions à caractère défensif. Celles-ci s’efforcent d’atténuer les conséquences (les plus manifestes et les plus négatives) de l’alcoolisme ; elles s’avèrent inopérantes lorsqu’il s’agit de faire face à ses causes ou, plus exactement, à ses déterminants cachés.

« Le philosophe grec voyait dans le Perse un barbare et dans l’esclave un outil animé » , les nazis voyaient dans le Juif un "sous-homme", et les gens "normaux" voient dans l’alcoolique/le drogué, "quelqu’un qui a de sérieux problèmes".

Il est probable que de telles visions réductrices aient pour fonction principale de conférer une identité valorisée à celui qui réussit à les faire passer pour une description objective et incontestable des faits. (Les rois de France, eux, s’entouraient de nains, pour paraître plus grands). Ces représentations n’en pèsent pas moins de tout leur poids sur les manières d’être en vigueur ; ce sont elles, en effet, qui déterminent les comportements à l’égard (ou : à l’encontre) des individus désignés comme "ayant - et faisant - problème".

Les représentations de l’alcoolisme qui se veulent objectives, neutres, scientifiques, donnent lieu à des prises en charge techniques, palpables, quantifiables et rassurantes. La prise en considération des déterminants fondamentaux de l’alcoolisme (et des conduites qui s’y apparentent), elle, s’avère subtile, incertaine, parfois gênante, voire déstabilisante. Prendre en compte la réalité complexe qui se joue et qui se noue dans les conduites - compulsives, répétitives et pathogènes - de ce genre, suppose en effet de tenter de comprendre la nature des impérieuses nécessités présidant à leur mise en place et à leur maintien. Or une telle démarche implique, pour le moins, de se déprendre radicalement de toute tendance défensive à leur égard (et notamment de toute attitude normalisante ou stigmatisante).

A de telles conditions peut-on découvrir le caractère adaptatif (à court terme) de ces conduites, et leurs fonctions "positives" (dans l’économie psychique de l’intéressé et de ses proches). Il devient alors absurde de s’obstiner à les combattre en ayant nulle autre perspective que celle de les éliminer purement et simplement (ce qui équivaut à vouloir à tout prix "jeter le bébé avec l’eau sale de son bain"). Il devient possible, par contre, d’entrevoir des dépassements heureux à ce type de conduites (si invalidantes et déshumanisantes, à long terme).

On connaît à peu près le devenir des "drogues" dans l’organisme ; on connaît aussi les conséquences somatiques et sociales qu’entraînent leurs prises répétées, mais la "logique" des déterminants qui, par le biais de ces prises répétées, entraînent certains individus dans une dévalorisation et une déresponsabilisation sans limites, semble faire l’objet d’une sorte d’aveuglement.

Mieux connaître les forces qui motivent et orientent ce type de dérive et tenter de comprendre leur origine et leurs destins possibles nécessite de reconsidérer d’un œil neuf cette réalité foisonnante, complexe et diffuse, que l’on réduit sous le terme de "toxicomanies" (alcoolisme, tabagisme, dépendance aux médicaments psychotropes, etc.). Pour commencer, cette réalité gagnerait à être perçue non comme un état (lamentable, regrettable, catastrophique) mais comme un processus, qui ne peut se comprendre qu’à la mesure du temps dans lequel il s’inscrit.

On gagnerait également à se familiariser avec l’idée que ce processus peut, paradoxalement, devenir pour certains individus une manière de s’intégrer dans la société (au même titre que la vie précaire, la délinquance, la dépression, l’invalidité...). Car si celui qui y est assujetti est, tôt ou tard, mis à l’écart, il n’en garde pas moins une place reconnue dans la société, même si c’est celle d’un gêneur méprisé, d’un assisté déclaré d’inutilité publique, d’une personne "à charge et en marge", d’une victime, d’un bouc émissaire, d’un faire-valoir...

Les possibilités pour l’intéressé de se dégager d’une telle impasse (d’autant plus dangereuse qu’elle est "aménageable") semblent alors dépendre essentiellement de l’image qu’il se fait de lui-même et de l’ambition qu’il nourrit pour lui-même.

Mais pour peu que ses ressources identitaires aient été systématiquement piétinées et que le regard social à son encontre soit fortement invalidant, le jugement qu’il portera sur lui-même aura toutes chances d’être défavorable à la mise en œuvre d’une véritable stratégie d’affranchissement.

En tout état de cause, l’invalidation croissante à laquelle se livre le "drogué" (à l’alcool, au tabac...), révèle - et confirme - la dévalorisation dont il est l’objet, de la part de lui-même et des autres. Suivant le degré d’intériorisation de cette image négative, les pronostics quant à son devenir pourront varier du tout au tout.

La personnalité de l’intéressé et son vécu antérieur, l’attitude des proches, l’impact des souffrances subies ou provoquées constituent en effet un ensemble de paramètres dont l’intrication - riche et déroutante - induira des réactions et des cheminements variables, des plus régressifs aux plus progressifs.

Se baser sur des représentations simplistes pour donner des réponses à ce qui pose problème au corps social, amène à "lutter contre", à "se battre"... et à obtenir des succès très mitigés.

D’un autre côté, si l’on tente de s’abstenir d’une telle attitude et que l’on se donne le temps de s’aventurer dans une pensée complexe, on risque d’avoir, pendant un certain temps, le sentiment inconfortable de "couper les cheveux en quatre" sans pouvoir donner de réponses immédiates aux problèmes posés.

A vrai dire, « la pensée complexe ne résout pas d’elle-même les problèmes, mais elle constitue une aide à la stratégie qui peut les résoudre ». S’engager dans un tel travail de la pensée consiste d’abord à mettre en question ses représentations familières et accepter de les faire évoluer, à la lumière des expériences partagées. Ainsi peut-on se donner les moyens de « construire une représentation, une image de la réalité sur laquelle on veut intervenir ».

C’est en effet en référence à cette représentation que les acteurs organisent leur perception des phénomènes et produisent des solutions et propositions d’action. Car « le sentiment que nous avons de nous-mêmes et de la réalité est structuré par un système de représentations à travers lequel nous interprétons les événements pour les comprendre » et il ne peut y avoir de modification de la réalité sans un travail sur celles-ci.

Liste des articles et ouvrages cités

-  Compte rendu de la séance de juin 1847 de la société médicale du Temple, dans Annales Médico-psychologiques, 1847, p464-465
-  Fischer G.N. Le ressort invisible ; vivre l’extrême Seuil, Paris, 1994
-  Le Monde 17/6/1998, p7
-  Morin E Le Monde 16/9/1997, p18
-  Morin E. Le paradigme perdu : la nature humaine Seuil, Paris, 1973
-  Muller P. Les politiques publiques PUF Qsj ?, 1990
-  Noguès H. « L’analyse des besoins sociaux : contexte, dynamique et perspectives » DESS Politiques sociales Sciences Eco., Grenoble, 1997
-  Tissot "L’onanisme" 1758-1760
-  Venisse J.L. « Les concepts de dépendance et d’addiction » in Joly D. (sous la dir. de) Les passions dangereuses Flammarion, 1998
-  Yvorel J.J. Alcoologie 1998, t20, p107-108


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