.
EcoEtSanté2010
Recherche sur ce site
[Sommaire] [Plan_du_site] [Forums] [Thèmes] [Mots-Clefs] [Espace privé]
Sur ce site recherche de mot(s) dans les Mots-clés dans les Thèmes Ou sur le web
Accueil Economie de la Santé, Santé de l’Economie Constats et Perspectives, Etudes et Rapports Approche Etatique ou Libérale ? Approche systémique et Santé publique Réforme (2004) en cours Quiz et Humour ! Biblio, Sites, Emissions, Lexique Aspects concrets ; Agenda Coups de coeur. Spip Campagne présidentielle, Législatives, élections 2007
Vous êtes libre de cliquer sur une rubrique du bandeau ci-dessus...
  Vous êtes ici : Sommaire > Approche systémique et Santé publique > Habitudes alimentaires et modes de vie

 



0 0

Le dérèglement (réchauffement) climatique a déjà des effets sur la santé en Europe et Amérique
Surconsommation (énergie, nutrition, médicaments) et santé
[ cliquer ]

lundi 14 août 2006, par Franck Saint Germain

 

Forums associés :
Baromètre santé Nutrition 2002 : Photographie et évolutions des comportements alimentaires des Français ... Commentaires : 1 .... dernier le 8 juin 2008
Extrait du Discours de Bernard Kouchner, Secrétaire d’Etat à la Santé ... Commentaires : 1 .... dernier le 13 avril 2008
Iatrogénie (iatrogénèse) médicamenteuse : une contribution à la diminution du risque iatrogène. ... Commentaires : 1 .... dernier le 19 décembre 2008
L’environnement et la santé aujourd’hui ... Commentaires : 3 .... dernier le 6 juin 2009
La iatrogénie (iatrogénèse) médicamenteuse en France ... Commentaires : 3 .... dernier le 2 avril 2009
Les graisses (acides gras) "trans" (issues d’hydrogénation industrielle), véritable danger de santé publique ! ... Commentaires : 1 .... dernier le 12 avril 2008
Sans sel, merci ! ... Commentaires : 3 .... dernier le 20 avril 2009
Sociologie de l’Alimentation ... Commentaires : 1 .... dernier le 15 juillet 2010


Dans la même rubrique :
"Maintenant, le coca c’est seulement le week end"
"Relation entre le cancer du sein et l’alimentation"
Baromètre santé nutrition 2002 (ouvrage)
Cancer, alimentation et exercice physique. Questions et Réponses
Conduites à risques et consommations à problèmes
Dimensions sociales de l’obésité
L’activité physique au quotidien protège votre santé.
L’addiction par le sel
L’Alimentation des adolescents
L’excès de sel : Economie (non durable) et Santé ne font pas bon ménage
L’équilibre alimentaire ? C’est simple !
Le gouvernement français déclare la guerre à la surconsommation de sel
Le sel amer
Les bienfaits du Régime méditerrranéen
Rapport " Pour une politique nutritionnelle de santé publique en France "
Sans sel, merci !
Sel et hypertension
Sociologie de l’Alimentation


Rubriques voisines :
Effets indésirables des médicaments, Affections Iatrogènes et Infections Nosocomiales
Environnement, Travail et Facteurs de risque
Nécessité d’une politique de prévention et de santé publique
Travail en réseau, délégation, partage de compétences, décloisonnement, approche systémique
Intérêt d’approches et de médecines non conventionnelles
Intérêt du travail sur soi, du développement personnel



Forum lié à l'article


Sommaire
Plan_du_Site



mot-clef
général : économie et santé
spécifique : Amérique du Nord

Tous les Thèmes et Mots-clés associés à l'article :

Agences, Commissions, Organismes (Santé)

OMS, Organisation Mondiale de la Santé (Who)
Surconsommation médicale. L’exemple très grave de la surconsommation d’antibiotiques
"L’improbable réforme"
Assurance maladie : réforme ou banqueroute
Obésité et surpoids : une "épidémie mondiale"

Approches non conventionnelles (Santé)

alimentation végétarienne
Le régime de la Doctoresse Catherine Kousmine
Cancer, alimentation et exercice physique. Questions et Réponses
Sociologie de l’Alimentation
Site 123fruits.com

Aspects systémiques, paradoxes et complexité

iatrogénèse (ex iatrogénie) systémique
La surconsommation d’antibiotiques au pilori
Lutter contre la surconsommation médicamenteuse
Le Ministère de la Santé dévoile son nouveau tableau de bord des infections nosocomiales
Un staphylocoque sur trois est devenu résistant aux antibiotiques !

Coûts et surcoûts (Santé)

gaspillage
Une machine à faire des déficits
La Santé malade
La prévention oubliée
La consommation d’antibiotiques a baissé

surprescription
"Regards croisés patients/médecins sur les antibiotiques"
Ce qui bloque la réforme : Conservatisme ou gestion d’amateurs ?
Les antibiotiques de moins en moins automatiques.
Les médecins non vertueux devraient payer des amendes

coût des erreurs passées
Amiante : 6 240 victimes indemnisées en deux ans
La facture de plus en plus ruineuse de l’amiante
"365 gestes pour sauver la planète", Chaque jour un geste pour l’écologie.
Une nouvelle apocalyptique : "Le désespoir de l’énergie"

Economie, Développement (Santé)

économie et santé
Notre intention avec ce site EcoEtSanté2010
Système de Santé : paradoxes, convictions et principe de réalité
Psychotropes, la France sous influence
Les dépenses augmentent plus vite que les recettes

développement (durable)
"SANTE ET DEVELOPPEMENT"
Comparaison internationale des dépenses de santé : une analyse des évolutions dans 7 pays depuis 1970
Amélioration de la santé et économie. Le rôle de l’OCDE.
Enseignements des réformes des systèmes de santé

croissance des dépenses de santé
Quelques questions clés à se poser
Les dépenses de santé ont atteint 2579 euros par Français en 2002
L’obésité
Le déficit de l’assurance-maladie en chiffres

maladies de civilisation
Politique européenne de la santé - La réflexion des Verts
L’environnement et la santé aujourd’hui
Le mode de vie urbain est un facteur de risque majeur (de l’obésité)
Coût des cancers, et nécessité d’une politique ambitieuse de prévention.

Evénements, Processus, Facteurs de risque (Santé)

antibiotiques dans l élevage
1400 tonnes de médicaments dans les mangeoires
Les bactéries font de la résistance
Quelle est la part de responsabilité de l’homme ?
Les antibiotiques bientôt inefficaces ?

dérèglement-réchauffement climatique
Spécificités du site EcoEtSanté2010
Pourquoi le NON va gagner. Et pourquoi il faut argumenter jusqu’au bout pour le OUI.
Surconsommation (énergie, nutrition, médicaments) et santé

Facteurs de risque Santé (aliments, comportements)

habitudes alimentaires
Contre l’obésité, l’éducation à l’alimentation
Dépister l’obésité au plus tôt
"Maintenant, le coca c’est seulement le week end"
OBESITE - Chronique d’une catastrophe annoncée

sucre
Conséquences de la surconsommation de sel, de sucre.
Extrait de "L’obésité, un risque mortel à prendre au sérieux"
une Loi de Santé Publique ? Sondage sur ce site
Diététique : testez vos connaissances

trop de protéines animales
Pour une politique nutritionnelle de santé publique
"Relation entre le cancer du sein et l’alimentation"
Les graisses (acides gras) "trans" (issues d’hydrogénation industrielle), véritable danger de santé publique !

sédentarité
Etude de certains facteurs de risque de l’obésité
Quelques chiffres sur l’obésité en France
Dimensions sociales de l’obésité
Education pour la santé, promotion de la santé ?

grignotage
Entretien avec Anne Tallec et Serge Hercberg, rédacteurs du rapport "Nutrition" du HCSP
Le programme national nutrition-santé (PNNS)
Les chiffres de l’obésité, 2001. Une inquiétante augmentation.
Conseils du Docteur Vincent Boggio, pédiatre et physiologiste au CHU de Dijon.

trop de viande
Les bienfaits du Régime méditerrranéen
Repères nutritionnels (PNNS)
Bénéfice santé du modèle de consommation méditerranéen
Une semaine de dépistage précoce du cholestérol, destiné aux jeunes de 16-30 ans.

Facteurs de santé

fruits
103 000 cas de cancers évitables chaque année en changeant d’habitudes alimentaires
Le point sur le plan anti-cancer
Quelques recettes "Kousmine"
"La Santé vient en mangeant"

légumes
Les fruits et légumes protègent votre santé
Ce qu’il faut savoir sur les régimes et les maladies cardiovasculaires
Comparaison de deux enquêtes nationales de consommation alimentaire auprès des adolescents et des adultes
Moins de 11% des Français mangent assez de fruits et légumes

fibres
Les enjeux de la prévention : (beaucoup) plus de 40 milliards d’euros par an !
Baromètre Santé Nutrition 2002 (Extraits/Synthèse)
Les bases de l’équilibre alimentaire du végétarien
Rapport " Pour une politique nutritionnelle de santé publique en France "

alimentation diversifiée
Pour une politique nutritionnelle de santé publique en France
Site WCRF
Manger... Bouger...
Diabète, des informations essentielles.

convivialité, plaisir de manger, joie de vivre
Moins de sel dans nos assiettes !
Les pratiques alimentaires des Français : du discours à la réalité
Présentation du PNNS.
Notre ambition : réconcilier enfin l’économie et la santé !

Informations, études, sondages, chiffres (Santé)

mortalité
L’exemple de la Sécurité Routière
"Comment sauver la Sécu" - Charge vitale
Incidence et traitement chirurgical des cancers
La iatrogénie (iatrogénèse) médicamenteuse en France

Médicament

surconsommation de médicaments
Un remboursement des médicaments plus élevé ailleurs qu’en France.
Créer un système national de santé
Assurance Maladie - Vous croyez que c’est grave, docteur ?
Revue "Prescrire"

bon usage des médicaments
Prévention de la iatrogénie médicamenteuse chez le sujet âgé.
ETUDE DE LA PRESCRIPTION ET DE LA CONSOMMATION DES ANTIBIOTIQUES EN AMBULATOIRE
Nosocomial ? iatrogène ? Définitions et différences. Notion de iatrogénèse systémique
Iatrogénie (iatrogénèse) médicamenteuse : une contribution à la diminution du risque iatrogène.

Régions du monde, continents

Asie
Le marché de la santé. Médicaments et dépression.
Le cancer, un fléau d’origine sociale

Symptômes et pathologies

obésité, surpoids
L’obésité et l’amour
L’excès de sel : Economie (non durable) et Santé ne font pas bon ménage
Créons ou renforçons les lobbies (européens) de défense de la santé !
Obésité : un budget santé qui grossit

cancer, tumeurs
"Les Politiques de Santé" (EUROPE et SANTE). Conclusion du Séminaire
La relation médecin malade , ou mon Serment d’Hippocrate
HCSP : quelques problèmes d’organisation du système de santé
Le Corps pensant

maladies cardio-vasculaires
Pourquoi les médecins doivent retourner à l’école
Sel et hypertension
L’addiction par le sel
Sans sel, merci !

diabète
EcoEtSanté, pourquoi ce nom ? 2010 ??
L’alimentation a-t-elle une influence (sur le cerveau, sur les émotions) ?
L’activité physique au quotidien protège votre santé.
Mortalité, mortalité prématurée, mortalité évitable. Quelques chiffres et ordres de grandeur.

maladies infectieuses
Médicament : Rationnaliser la prescrition et le remboursement
Le LIEN, association
Les infections et maladies nosocomiales
Hépatite C : Transmission nosocomiale, état de santé et devenir des personnes atteintes

maladies respiratoires
Extrait du Discours de Bernard Kouchner, Secrétaire d’Etat à la Santé
Influence du tabagisme passif sur les cancers et les lymphomes non Hodgkyniens des chats.
Iatrogénèse médicamenteuse. Evénements indésirables : effets indésirables ou erreur médicamenteuse ?
Le nouveau film, à télécharger : "Toxic-corp"

0 0 0

Des modes de consommation occidentaux non généralisables sur la planète

La surconsommation évoque souvent l’observation que la consommation individuelle est si élevée qu’il n’est pas possible de continuer à ce rythme.

Voir par exemple l’étude menée par l’organisation écologiste américaine Redefining Progress, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), qui démontre (en 2002) que la Terre aurait besoin de plus de 14 mois pour reconstituer ce que les humains consomment en 12 mois Surconsommation planétaire : en 1961, la consommation humaine représentait 70% des capacités de production de notre planète. Depuis les années 1980, les calculs de l’organisation montrent que les activités humaines ont dépassé la capacité de la Terre.

Ou le "Rapport planète vivante" 2004 du Fonds mondial pour la nature (WWF) "Living Planet Report 2004" ou en français le rapport 2004, Le WWF n’est pas une organisation gauchiste, ni extrêmiste "Changements climatiques"

Deux exemples :
-  si les Chinois et les Indiens se mettaient à avoir le même nombre de véhicules automobiles que les Européens (et nous ne parlons pas des Américains !), et la même consommation d’essence, cela poserait des problèmes insolubles à la fois pour la consommation de pétrole, la pollution atmosphérique et l’émission de gaz à effet de serre.
-  de même si les Chinois et les Indiens adoptaient les habitudes alimentaires des Européens (et toujours pas des Américains), en particulier la même consommation de viande, nous n’aurions pas assez de terres cultivables sur la planète pour produire la quantité d’aliments pour bétail nécessaire aux cheptels correspondants.

Il faut 9 fois plus d’espace pour produire 100 grammes de protéines animales que pour produire 100 grammes de protéines végétales.

Et 50 à 200 fois plus d’eau pour produire 100g de boeuf que 100g de soja ou de pommes de terre, voir "L’eau et le gaspillage" citant "Science & Vie" n° 955 p34.

Et nous ne parlons pas du poisson, dont la surpêche et la pollution ont fait disparaître (et continuent de le faire) de très nombreuses espèces. Y compris dans les zones de pêche où le poisson était extrêmement abondant il y a quelques années ou décennies. De plus en plus de pêcheurs en sont donc réduits à pêcher dans des eaux de plus en plus profondes, des espèces "étranges", d’allure souvent tellement repoussante que les poissonniers doivent les vendre en filets...

Surconsommation, énergie et population

Ces deux exemples sont directement liés aux 2,3 milliards d’habitants de ces deux pays, population bien supérieure à celle des pays occidentaux et Japon (moins de 1 milliard). C’est pourquoi la surconsommation est souvent abordée en parallèle avec les questions de surpopulation.

Surconsommer (laisser une empreinte écologique personnelle trop grande sur la planète) n’est pas compatible avec le développement durable. L’empreinte écologique mondiale -somme des empreintes personnelles- a dépassé la capacité biologique de la Terre à produire des ressources et absorber des déchets depuis le milieu des années 1970, ce qui veut dire que l’on puise depuis des décennies dans les réserves.

Typiquement, les nations développées souffrent de surconsommation alors que, souvent, les pays en développement souffrent de surpopulation (il est important de noter que la surpopulation disparait dès que que le pays correspondant se développe ; jusqu’à maintenant aucune exception n’a été constatée à cette règle).

Par exemple, la Chine possède un territoire équivalent de celui des États-Unis. Sa population est 4,7 fois plus élevée, mais un habitant y consomme (actuellement) 9 fois moins d’énergie qu’un américain. Malheureusement ces chiffres augmentent rapidement : puisque les pays développés ne montrent pas encore l’exemple, les pays en croissance rapide comme l’Inde, la Chine ou le Brésil reproduisent les mêmes erreurs que nous, sans bénéficier vraiment des enseignements que nous commençons à tirer de ces erreurs.

Une surconsommation qui s’étend aux pays non développés ou en voie de développement

Mais le drame (au niveau de la santé des populations, et des énormes coûts correspondants) c’est que ces pays commencent à connaitre les mêmes problèmes d’obésité, par exemple.

Dans les pays développés, l’obésité est constatée dans les populations les moins instruites. Dans les autres pays, elle se constate surtout dans les populations les moins favorisées (ou les moins instruites aussi ?).

Mais ce n’est qu’un exemple, et la plus grande partie des problèmes de surconsommation n’est pas réservée aux pays développés.

Réchauffement climatique et conséquences sur la santé

Il est prouvé, depuis très peu de temps, que les émissions de gaz à effet de serre jouent un rôle essentiel dans le réchauffement climatique constaté depuis plusieurs décennies. L’activité humaine, liée à la société de consommation des pays occidentaux, est donc directement en cause.

Ce réchauffement a déjà des effets, variables selon les pays, mais qui sont constatés dans plusieurs domaines : phénomènes extrêmes (tempêtes, cyclônes, canicules) avec des conséquences sur l’habitat, les récoltes, la végétation, les maladies -portées par les moustiques par exemple-, etc.

Du fait de l’énorme inertie du système climatique planétaire, ces effets ne sont pas encore très visibles en certaines régions du globe, mais ils vont s’amplifier considérablement dans les années et décennies à venir.

De toute façon, le réchauffement climatique, constaté depuis un siècle, n’est pas uniforme sur la planète (réchauffement très net au Pôle Nord, moins fort sous les Tropiques).

Les perturbations du climat peuvent être très importantes, et même extrêmes : sècheresse dans les pays d’Afrique, moins de précipitations (mousson) en Asie, disparition des forêts en Amazonie), plus de précipitations vers le Pôle Nord, donc plus d’eau douce, ...

ce qui se traduirait par l’arrêt du Gulf Stream, qui pourrait se produire d’ici seulement 20 ans... L’impact serait alors considérable en Europe du Nord, avec un climat du genre de celui de l’Alaska. C’est dire les conséquences, de tous ordres. Voir l’excellente émission récente (France5, 30/8/2006, "Coup de froid sur la planète"). Pour ceux qui pensent que cette évolution serait extrême, et donc peu probable, qu’ils sachent que l’arrêt du Gulf Stream s’est produit très souvent dans le passé, mais évidemment il y a longtemps "Coup de froid sur la planète".

Certains groupements d’assurance évaluent à 3,5 milliards le nombre de personnes qui pourraient être touchées par des pandémies, la disparition de sources d’eau potable et d’autres impacts possibles. (Voir la page Réchauffement climatique sur Wikipedia).

Apparition, au Nord, de certaines maladies L’effet habituellement cité du réchauffement climatique sur les maladies, est le déplacement de certaines espèces végétales et animales, et leur apparition dans des régions du monde.

Par exemple la réapparition des moustiques, avec celle des maladies dont ils sont porteurs. Malaria (paludisme) et fièvre du Nil occidental (West Nile), qui a déjà envahi tous les États-Unis en quelques mois.

Les ingénieurs de Météo France ont constaté que 1°C correspond à 200 km : cette élévation de température suppose, en première analyse, un déplacement des espèces végétales et animales de 200 km vers le Nord, par exemple d’Afrique du Nord vers le Sud de la Méditerranée.

Une évolution de 1°C peut sembler négligeable, mais elle peut suffire à déclencher la disparition d’espèces animales ou végétales, et donc modifier tout l’équilibre qui a mis des centaines de milliers d’années à s’établir. (Voir par exemple le documentaire "’’Les caprices de la nature’’", diffusé sur France5 le 10 août 2006, et rediffusé sous le titre "Planète en danger, pour un degré de plus", le 3 septembre 2006, toujours sur France5").

Déplacement de virus et bactéries par des vents de poussière

Mais diverses maladies (touchant les végétaux, animaux et aussi les hommes, directement ou indirectement) sont apparues en certains lieux de la planète. Par exemple l’asthme (multiplication par 17 des cas) et une maladie des gorgones (coraux) aux Antilles, région où le réchauffement est relativement faible (mais où les cyclônes sont de plus en plus violents, sans être pour le moment plus nombreux).

Il a été découvert récemment que ces maladies étaient liées à des tempêtes de poussière venant d’Afrique (7000 km), et porteuses de germes inhabituels dans ces contrées. Tempêtes elles-même liées au réchauffement climatique et à des mouvements des masses d’air dans l’Océan Indien, qui n’étaient pas constatés auparavant. Voir à ce sujet le documentaire "Les caprices de la nature", diffusé sur France5 le 10 août 2006.

Il est très probable que l’épidémie de fièvre aphteuse en Europe du Nord en 2001 (qui a causé des dégâts pour 13 milliards d’euros, et qui reste une menace permanente sur l’EuropeLa fièvre aphteuse : une menace permanente sur l’Europe) soit liée à un nuage de poussière venant d’Afrique subsaharienne (au moment de l’Aïd-el-Kabir, fête religieuse musulmane entraînant un mouvement très important de moutons). L’épidémie a débuté 6 jours après l’arrivée (détectée par satellite) sur tout le Royaume Uni du nuage de poussières, alors que la période d’incubation de la maladie est de 6 jours, et c’est le virus de type O qui est présent aux deux endroits.

Les scientifiques sont donc de plus en plus nombreux à pencher pour cette hypothèse, contrairement à l’hypothèse généralement admise auparavant : eaux grasses (déchets de cuisine) d’un restaurant asiatique données, sans respect des réglementations européennes, à un élevage de porc qui aurait ensuite contaminé toute la Grande Bretagne et une grande partie de l’Europe (la contamination à partir d’un seul point de contamination semble très improbable, puisque la durée d’incubation est de 6 jours, et que l’épidémie a touché quasi instantanément toute l’Europe du Nord). Voir à ce sujet le documentaire "Les caprices de la nature", diffusé sur France5 le 11 août 2006.

Surconsommation et santé

Indépendamment de ces effets, indirects sur chacun, qu’il émette ou non des gaz à effet de serre, la surconsommation peut être directement très préjudiciable à celui qui consomme en excès, par exemple :
-  des produits trop sucrés ou trop gras (causant diabète et obésité, à l’origine de 12% des décès en France, alors que des fruits et légumes sont d’excellentes protections contre maladies cardiovasculaires, cancers, à l’origine de 60% des décès en France)
-  ou des médicaments, psychotropes, anti-dépresseurs, anxiolytiques, somnifères. Voir la surconsommation de médicaments Dans tous ces exemples de consommation inadéquate, des préjudices graves à la santé de la personne sont clairs, à court ou moyen terme.

La nutrition, un enjeu majeur de santé publique

Extrait d’un discours de Xavier BERTRAND, Ministre de la Santé et des Solidarités :

"La nutrition est un enjeu majeur de santé publique. De bonnes habitudes alimentaires et une activité physique régulière, c’est autant de risques de maladies cardiovasculaires, de diabètes ou de cancers évités.

Certains chiffres sont frappants :
-  Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité en France : 170.000 décès leur sont imputables chaque année.
-  Les cancers touchent 250.000 personnes par an et provoquent 150.000 décès tandis que le diabète affecte 2 millions de Français aujourd’hui.
-  L’augmentation du surpoids touche désormais 19% des enfants.

Ces situations créent des souffrances personnelles et ont un coût pour notre société. Les dépenses de santé liées à l’obésité sont estimées à 5 milliards d’euros"

Un décès annuel sur 2 évitable, 1 sur 3 en changeant simplement d’habitudes alimentaires)

Extrait de "Mortalité, mortalité prématurée, mortalité évitable. Quelques chiffres et ordres de grandeur" :

-  la moitié au moins des 520 000 décès annuels serait évitable par des changements sur le tabac ou l’alcool (95 000 décès, soit 18%) et l’alimentation (163 000 décès, soit 32%)
-  plus de la moitié (60 000) des décès prématurés (109 000) serait évitable par des changements sur le tabac, l’alcool ou l’alimentation.

Un décès annuel sur 25, ou 1 sur 15 : iatrogène ou lié à une infection nosocomiale

Plus de 20 000 décès annuels (voire 34 000 ou plus encore) sont iatrogènes ou liés à une infection nosocomiale, soit :
-  chaque année plus que les décès exceptionnels liés à la canicule de 2003 (15 000 en France)
-  et 3 fois et demi le nombre des décès liés aux accidents de la route (5 000), heureusement en baisse des dernières années.

Et sur 10.000 personnes qui succombent chaque année à une infection nosocomiale, environ 7.500, soit les ¾, seraient victimes de bactéries multirésistantes aux antibiotiques... "Les maladies nosocomiales", résistances directement liées à la surconsommation de ces antibiotiques.

Notons cependant que les événements iatrogènes sont très majoritairement "systémiques". Voir iatrogénèse systémique. Plus de 80% des événements indésirables sont en effet :
-  organisationnels (défaillance du système qu’est l’hôpital)
-  liés aux matériels utilisés
-  ou sociétaux : la surconsommation d’antibiotiques renforce les résistances des bactéries aux antibiotiques, et ceci que le sujet ait pris des antibiotiques ou non

Dans le monde, près de la moitié des médicaments non utilisés à bon escient

Sur les 20.000, ou 34.000 décès annuels en France cités ci-dessus, 13 000 (1 sur 40) sont avérés comme directement liés à un accident médicamenteux. (Audition au Sénat, 6 décembre 2005).

La France montre le mauvais exemple, mais elle n’est pas la seule. Lisez cet extrait d’un avertissement de l’OMS : Promouvoir l’usage rationnel des médicaments, c’est sauver des vies et faire des économies.

Voir Surconsommation de médicaments : psychotropes, tranquillisants, somnifères, neuroleptiques, antidépresseurs, antibiotiques

Des comportements individuels, et sociaux en même temps

La surconsommation est en fait très souvent une consommation non appropriée, une réponse bien insuffisante aux vrais besoins des individus et des populations. Il ne s’agit surtout pas de culpabiliser les personnes : l’expérience montre que la culpabilité ne fait généralement qu’augmenter les problèmes, et éloigne des solutions.

Les régimes, meilleur moyen de grossir davantage !

L’obésité et le diabète, avec une surconsommation de produits gras et sucrés notamment, en sont d’excellent exemples : une éducation au goût dès la jeunesse, une information sérieuse sur la nutrition (en se méfiant des tendances actuelles aux régimes, dont l’expérience montre qu’ils sont systématiquement et paradoxalement suivis d’une hausse de poids... Les régimes alimentaires. Sont ils efficaces ? ou contre-productifs ?), une meilleure instruction des populations montrent un impact clair sur une meilleure alimentation et une réduction sensible de l’obésité et du diabète.

Pour limiter obésité et diabète, réhabilitons le plaisir de manger, et ensemble

Cet exemple de l’alimentation est très instructif à d’autres niveaux : l’expérience montre que les repas pris en famille, en société (par opposition au grignotage, seul ou devant un poste de télévision, ou au repas trop rapidement pris en déplacement ou au travail) sont beaucoup plus favorables à la santé de chacun, ainsi que la notion de plaisir, essentielle !

Le paradoxe est que le plaisir, souvent associé mentalement aux produits sucrés et gras, est tout à fait compatible avec la santé, il en est même un élément essentiel. Donc abandonnons les régimes et autres approches trop quantitatives, trop marquées par une focalisation excessive sur les calories, qui ignore les autres apports nutritifs importants : oligo-éléments, fibres, etc. De plus manger est un acte social, c’est aussi un plaisir !

L’importance d’informer et de prendre en compte les vrais besoins

C’est également le cas des médicaments, faute d’une information sérieuse des populations, et à cause d’une tendance simpliste à utiliser des médicaments, souvent inadaptés, pour répondre à un vrai besoin humain : la maladie est souvent un appel à l’aide, et un médicament, même apparemment adapté aux symptômes, n’est souvent qu’une réponse bien incomplète au besoin de la personne.

Il est également essentiel d’informer les populations, et les médecins, au sujet du bon usage des médicaments. Les campagnes récentes en France "Les antibiotiques, c’est pas automatique" ont montré des résultats très encourageants. Par exemple : Les antibiotiques de moins en moins automatiques, Résultats de l’enquête IPSOS. Evolution du comportement des patients.

Conclusion : une approche systémique s’impose

Dans de nombreux cas cependant, les surconsommations sont liées à un mode d’organisation de la société : l’éloignement croissant des salariés de leur lieu de travail les oblige souvent à utiliser une automobile. Il s’agit alors de "surconsommation systémique", liée aux différents systèmes dans lesquels nous sommes tous inclus.

Ces cas supposent alors une action sur les systèmes, souvent délicate, souvent impopulaire, en particulier au début : les mesures prises dans certaines grandes villes pour réduire la circulation automobile par exemple. Mais l’expérience montre aussi que ces mesures sont appréciées des utilisateurs, quand elles montrent leur efficacité, par exemple à Londres avec le péage à l’entrée : les automobilistes qui circulent mieux apprécient ! La réussite des péages urbains, 6 mars 2005

Cet exemple est à rapprocher des mesures de santé publique, prises par exemple pour interdire le tabac dans les lieux publics, bars et restaurants, dans de nombreux pays européens depuis plusieurs années. L’expérience de l’Irlande. Même les fumeurs apprécient !

Le cas de la surconsommation d’antibiotiques est également systémique : c’est la surconsommation d’un antibiotique au niveau de toute une population qui cause des effets hautement indésirables sur tout individu, y compris celui qui n’utilise jamais cet antibiotique !

Une approche systémique s’impose également, qui passe par une meilleure information des médecins, par une plus grande sensibilisation aux graves conséquences de cette surconsommation d’antibiotiques, par une information du grand public (par une campagne comme "les antibiotiques, c’est pas automatique", par des mesures d’accompagnement à l’hôpital ou dans les cabinets médicaux. Les mesures prises récemment en France vont dans le bon sens, elles commencent à porter des fruits. Antibiotiques : 11,6 millions de traitements inutiles évités depuis 2002, selon la CNAMTS


Accès à :
Forum lié à l'article

Sommaire
Plan_du_Site


Retour à : Navigation
par
Thèmes ou Mots-clefs

Poster un message sur ce Forum

Franck Saint Germain




Statistiques pour l'article
4186 visites uniques




0  

LOGO SPIP Référencement Googlecreation site internet marseille | Sommaire | Résumé long | Plan du site | Forums | Navigation par Thème | Navigation par Mot-Clef | Administration site
et rédaction article