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Plan PNNS Belgique 2006 - 2010
PLAN OPERATIONNEL Version Février 2006
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jeudi 24 août 2006, par

 

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PLAN NATIONAL NUTRITION-SANTE POUR LA BELGIQUE 2005 - 2010

PLAN OPERATIONNEL Version Février 2006

En préparation de la session plénière, consultation des parties prenantes du 24/03/2006

Table des matières

____________________________________________________2 Avant-propos ________________________________________________________4 ORGANISATION DU PNNS-B _________________________________________5

1. Organisation, coordination et suivi du plan opérationnel. ______________________5

2. Création d’une structure ________________________________________________8 OBJECTIFS NUTRITIONNELS POUR LA BELGIQUE ____________________9 LES AXES STRATÉGIQUES__________________________________________11

AXE 1 : INFORMATION ET COMMUNICATION ________________________13

1. Mise au point et utilisation d’un logo pour la communication__________________13

2. Campagne dans les médias ______________________________________________15

3. Création d’un site Internet et d’une newsletter électronique___________________17

4. Réalisation d’un guide alimentaire national ________________________________19

5. Réalisation de guides alimentaires spécifiques ______________________________20

AXE 2 : DEVELOPPEMENT D’UN CADRE PROPICE AUX BONNES HABITUDES ALIMENTAIRES ET À L’ACTIVITÉ PHYSIQUE CHEZ LA POPULATION ET PLUS PARTICULIEREMENT CHEZ LES JEUNES ET LES ADOLESCENTS ____________________________________________________22

1. Stimuler l’éducation à la santé dans le domaine de la formation et dans l’enseignement__________________________________________________________22

AXE 3 : L’ENGAGEMENT DES ACTEURS DU SECTEUR PRIVÉ __________26

1. Sensibilisation et formation des professionnels ______________________________26

2. Composition et choix des produits alimentaires _____________________________27

3. Communication d’informations sur les produits alimentaires et les repas : étiquetage et étiquetage nutritionnel ________________________________________28

4. Allégations de santé____________________________________________________30

5. Réclame et publicité ___________________________________________________31

AXE 4.A : ALIMENTATION DES NOURRISSONS ET DES JEUNES ENFANTS


33

1. Mener une politique nationale de promotion de l’allaitement __________________33

2. Promotion et soutien de l’initiative « Hôpital Ami des Bébés ».__________________35

3. Informations objectives et validées concernant l’allaitement, l’alimentation pour nourrissons et l’alimentation complémentaire ________________________________36

AXE 4.B : MINERAUX, VITAMINES ET AUTRES COMPOSANTS ALIMENTAIRES____________________________________________________38

1. Iode_________________________________________________________________38

2. Fer et acide folique chez les femmes enceintes ______________________________41

3. Fer, calcium et vitamine D chez les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents


43

4. Calcium et vitamine D chez les personnes âgées _____________________________45

5. Apport sous-optimal de vitamines, de minéraux, d’oligo-éléments et d’autres composants alimentaires__________________________________________________47

AXE 5 : DÉNUTRITION : PRÉVENTION ET PRISE EN CHARGE _________49

1. Hôpitaux_____________________________________________________________49

2. Maisons de repos et de soins_____________________________________________51

3. Soins à domicile _______________________________________________________52

4. Mesures en vue de rendre les interventions nutritionnelles spécialisées plus accessibles _____________________________________________________________54

5. Mesures relatives à l’enseignement et à l’éducation __________________________56

AXE 6 : L’ÉVALUATION DE LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE DE LA POPULATION______________________________________________________57

1. Enquête nationale de consommation alimentaire ____________________________57

2.

NUBEL______________________________________________________________59

AXE 7 : LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE RELATIVE A L’ALIMENTATION ET AU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE _____________________________60

1. Recherche scientifique _________________________________________________60

Avant-propos

Le Plan national Nutrition-Santé pour la Belgique (PNNS-B) a été élaboré à l’initiative du Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

Le PNNS-B se fonde sur les recommandations au niveau internationale telles que l’Union européenne et de l’Organisation Mondiale de la Santé, et en particulier sur la stratégie globale de l’OMS en matière d’alimentation, d’activité physique et de santé.

Le PNNS-B a pour objectif premier de veiller à ce que la population belge puisse bénéficier d’actions concrètes, visibles et coordonnées au niveau national, qui permettent, en améliorant les habitudes alimentaires, de réduire le risque de maladies, d’optimiser l’état de santé et d’accroître la qualité de vie, à tous les âges de l’existence.

C’est dans ce but que les axes stratégiques ont été rapportés dans le texte du PNNS-B. Les mesures proposées reposent sur un consensus résultant de la consultation des acteurs sociétaux et des diverses autorités politiques du pays.

Le succès du PNNS-B dépendra par conséquent de l’engagement que prendront tous les acteurs et autorités concernés dans la réalisation des objectifs et dispositions du PNNS-B.

Le texte du PNNS-B est disponible à l’adresse www.pnns.be. Le plan opérationnel du PNNS-B concrétise et étale dans le temps les mesures proposées.

ORGANISATION DU PNNS-B

1. Organisation, coordination et suivi du plan opérationnel.

Le plan opérationnel du PNNS-B décrit la façon dont les principes, mesures et objectifs contenus dans la version définitive du PNNS-B seront développés au cours des années 2005 à 2010, la ou les instances responsables ainsi que le calendrier proposé à cet effet.

Le plan opérationnel ne peut pas être considéré séparément du texte définitif du PNNS-B. Les principes qui y sont repris sont le résultat de la consultation et du consensus avec les acteurs sociétaux concernés, et constituent le cadre dans lequel se situe le plan opérationnel.

Des compléments d’informations ou corrections peuvent éventuellement y être apportés, pour autant qu’ils aient été convenus dans le même esprit consensuel lors des consultations menées avec les acteurs concernés.

À l’instar de l’organisation des travaux à l’origine de la version finale du PNNS-B, le groupe d’experts du PNNS-B assurera l’organisation, la coordination et le suivi du plan opérationnel, de même que l’exécution des différentes activités prévues dans le présent document, et ce pour la période 2005 - 2010.

Ledit groupe d’experts a vu le jour dans le cadre du protocole d’accord conclu entre l’Autorité fédérale et les autorités visées aux articles 128, 130, 135 et 138 de la Constitution, en ce qui concerne la création et l’exécution d’un Plan Nutrition et Santé pour la Belgique (MB du 23/11/2005).

Le groupe d’experts formulera des avis au groupe de travail intercabinets et à la Conférence interministérielle (CIM), et appliquera les décisions opérationnelles.

Les travaux qui relèvent du groupe d’experts sont les suivants :
-  Organiser et diriger la consultation avec les experts des acteurs sociétaux concernés ;
-  Inventorier les propositions basées sur le consensus et l’engagement des acteurs sociétaux concernés ;
-  Rédiger le texte définitif scientifiquement fondé du PNNS-B à présenter au groupe de travail intercabinets et à la CIM ;
-  Elaborer un plan opérationnel pour le PNNS-B, basé sur le texte approuvé du PNNS-B ;
-  Etablir les contacts et la communication avec le Conseil supérieur d’hygiène, l’Institut scientifique de Santé publique, l’Institut national d’Assurance Maladie-Invalidité, les différents services publics concernés aux niveaux fédéral, communautaire et régional, les organisations concernées (soins maternels et d’enfants, soins domiciliaires, art de guérir,...), etc. ;
-  Assurer la fonction de porte-parole pour la base scientifique, l’avancement des travaux et le soutien aux contacts internationaux ;
-  Instruire toute demande relative aux travaux ;
-  Contrôler la création et les travaux de la future structure PNNS-B, avec pour mission de chercher des moyens pour mettre en oeuvre les travaux et les actions entreprises dans le cadre du plan opérationnel ;
-  Evaluer les actions prises.

Un haut fonctionnaire dirigeant du SPF, désigné par le Ministre fédéral de la Santé publique, sera chargé de la coordination du PNNS-B, de la gestion du budget et de la présidence du groupe d’experts. Le secrétariat sera assuré par un fonctionnaire du Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement.

Le groupe d’experts prendra librement les mesures organisationnelles qu’il estime nécessaires à l’exécution des travaux.

Les consultations avec les acteurs sociétaux, entreprises lors de la préparation du texte définitif du PNNS-B, se poursuivront.

A cette fin, la structure des groupes de travail sera maintenue. Les groupes de travail seront redéfinis selon les axes stratégiques pour mieux répondre à la structure du PNNS-B.

Ils seront convoqués sur une base ad hoc et seront présidés par un membre du groupe d’experts. Ils seront ouverts aux acteurs sociétaux concernés, qui auront témoigné de leur intérêt pour le thème étudié.

Les groupes de travail prévus sont les suivants :

-  Groupe 1 : Axe Stratégique 1 : Information et Communication (Ancien groupe de travail 10)

-  Groupe 2 : Axe Stratégique 2 : Développement d’un cadre propice aux bonnes habitudes alimentaires et à l’activité physique chez la population et plus particulièrement chez les jeunes et les adolescents. (Ancien groupe de travail 1, 3 et 6)

-  Groupe 3 : Axe Stratégique 3 : l’Engagement des acteurs du secteur privé. (Ancien groupe de travail 5 et 9)

-  Groupe 4a : Axe Stratégique 4a : Alimentation des nourrissons et des jeunes enfants. (Ancien groupe de travail 7)

-  Groupe 4b : Axe Stratégique 4b : Minéraux, vitamines et autres composants. (Ancien groupe de travail 8)

-  Groupe 5 : Axe Stratégique 5 : Dénutrition : Prévention et prise en charge. (Ancien groupe de travail 2)

Groupe 6 : Axe Stratégique 6 : l’Evaluation de la consommation alimentaire de la population. (Ancien groupe de travail 4)

-  Groupe 7 : Axe Stratégique 7 : La recherche scientifique relative à l’alimentation et au comportement alimentaire. (Ancien groupe de travail 4)

Trois séances plénières seront organisées chaque année avec l’ensemble des membres des différents groupes de travail, afin de discuter de l’avancée des travaux du PNNS-B et de convenir des engagements nécessaires à prendre, toujours dans un contexte de concertation et de consensus.

2. Création d’une structure En vue de garantir le suivi journalier des travaux du PNNS-B et la gestion des moyens financiers, une structure sera constituée. Le fonctionnement de cet structure sera financé au moyen d’une dotation du Gouvernement fédéral, à titre annuel et d’autres moyens.

OBJECTIFS NUTRITIONNELS POUR LA BELGIQUE

Les objectifs nutritionnels du PNNS-B consistent en une série de mesures considérées comme prioritaires. Ils sont souvent exprimés en termes de nutriments, mais peuvent aussi l’être en termes de denrées alimentaires, lorsqu’il n’y a pas d’équivalence possible (par. ex. : dans le cas des fruits et légumes).

Ces objectifs servent de base pour traduire le contenu des messages en mesures concrètes pour aliments.

1. Bilan énergétique
-  Favoriser l’adéquation entre les apports et les dépenses énergétiques
-  Promouvoir l’activité physique (minimum de 30 minutes de marche, ou activité physique équivalente, par jour)

2. Fruits et légumes
-  Encourager la population à consommer des fruits et légumes, à raison d’au moins 400 gr par jour.
-  Faire diminuer le nombre de « petits mangeurs », surtout chez les jeunes (écoliers et adolescents).

3. Lipides
-  Limiter l’apport en matières grasses (avec pour objectif un apport inférieur à 35% de l’apport énergétique total recommandé).
-  Améliorer la composition des apports en lipides.

4. Glucides et fibres alimentaires
-  Promouvoir la consommation de glucides (jusqu’à un minimum de 50% de l’apport énergétique total recommandé), en accordant la préférence aux sources de glucides complexes (amidon, ...) comme les aliments pas ou peu raffinés (céréales complètes, légumineuses...).
-  Réduire la consommation de glucides simples ajoutés (sucres,...).
-  Augmenter la consommation de fibres alimentaires.

5. Sel
-  Réduire la consommation de sel et la remplacer partiellement par du sel iodé.

6. Minéraux, Oligo-éléments, Vitamines et Autres Substances alimentaires
-  Diminuer les carences d’apports spécifiques (fer, folates, vitamine D, calcium) dans certains groupes de populations (jeunes, femmes enceintes ou allaitantes, personnes âgées).
-  Corriger la déficience en iode.
-  Favoriser une alimentation optimale.

7. Eau
-  Encourager la population à privilégier l’eau comme boisson (au moins 1,5 litre par jour).

LES AXES STRATÉGIQUES

Les axes stratégiques proposés dans le cadre du PNNS-B ont pour vocation de permettre la réalisation pratique des objectifs nutritionnels au sein de la population belge.

Conformément aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de nombreuses autres instances ou autorités, le PNNS-B accorde une attention particulière au niveau d’activité physique de la population.

Il importe toutefois de préciser que l’activité physique ne constitue pas sa finalité première. L’augmentation du niveau d’activité physique fait cependant partie intégrante des objectifs nutritionnels et de santé (adéquation entre les apports et les dépenses caloriques).

C’est la raison pour laquelle la composante « activité physique » est commune aux différents axes qui suivent.

Les axes stratégiques du PNNS-B sont :

1. Information et communication. L’objectif est de sensibiliser la population à l’importance d’adopter des habitudes alimentaires saines et un style de vie sain afin de commencer à lutter contre la surcharge pondérale et les facteurs de risque des affections chroniques. 2. Développement d’un cadre approprié aux bonnes habitudes alimentaires et à une activité physique chez la population et plus particulièrement chez les jeunes et les adolescents.

L’objectif est de susciter un changement de comportement durable par le biais d’actions axées sur l’individu et le cadre de vie.

3. Engagement des acteurs du secteur privé.

L’objectif est d’inciter le secteur privé à entreprendre des actions pour contribuer efficacement à la réalisation des objectifs et des points d’action du PNNS-B.

4. Mesures relatives à des groupes cibles spécifiques.

L’objectif est de cibler, par des actions appropriées, certains groupes de la population dont la spécificité des besoins alimentaires et des problèmes requiert une approche particulière, comme c’est le cas des nourrissons et jeunes enfants, des adolescents, des femmes enceintes et allaitantes et des personnes âgées.

5. Dénutrition : prévention et prise en charge.

L’objectif est d’élaborer des actions destinées à faire face au problème de la dénutrition dans les hôpitaux, les maisons de repos et au niveau des soins à domicile. 6. Evaluation de l’apport alimentaire de la population.

L’objectif consiste à identifier les domaines spécifiques pour lesquels la méthodologie peut être améliorée, afin d’évaluer l’apport en denrées et substances alimentaires là où les données font encore défaut aujourd’hui. 7. La recherche scientifique relative à l’alimentation et au comportement alimentaire.

L’objectif est de d’identifier les domaines prioritaires par rapport au soutien de la recherche en matière d’alimentation et de comportement alimentaire.

AXE 1 : INFORMATION ET COMMUNICATION

1. Mise au point et utilisation d’un logo pour la communication

Contexte Face aux nombreux messages relatifs à l’alimentation et à la santé, dont le citoyen est submergé, celui-ci ne dispose d’aucune garantie quant à la fiabilité des informations communiquées. Le public éprouve bien souvent des difficultés à faire la part des choses entre les messages au contenu scientifique de valeur et la publicité plus ou moins honnête.

Il y a un manque cruel de repères permettant d’identifier aisément les informations fiables et validées sur la nutrition.

Actions La création d’un logo « PNNS-B » destiné à être attribué, sur base de critères bien définis, aux actions et initiatives qui s’inscrivent dans le cadre des objectifs de santé du PNNS-B.

Objectifs
-  Fournir à l’ensemble de la population des repères visibles et fiables permettant d’identifier les actions ou initiatives qui s’inscrivent dans le cadre du PNNS-B.
-  Encourager le développement d’initiatives cohérentes et à effet cumulé, propices à l’amélioration de l’équilibre alimentaire et à l’augmentation du niveau d’activité physique.
-  Conférer une meilleure visibilité aux actions et initiatives prises çà et là dans le pays, en attribuant une « signature » qui permet à la population de faire le lien avec le PNNS-B. Réalisation

Action 1 : Développement d’un logo attrayant et aisément identifiable.

Timing : Oct-Déc 2005

Action 2 : Mise sur pied d’un Comité d’évaluation chargé de l’attribution du Logo.

Ce Comité d’évaluation sera composé de :
-  Un représentant du SPF, qui le préside.
-  Un représentant d’un organisme public néerlandophone exerçant ses activités dans le domaine de la promotion de la santé.
-  Un représentant d’une organisme public francophone exerçant ses activités dans le domaine de la promotion de la santé.
-  Un représentant d’un organisme public germanophone exerçant ses activités dans le domaine de la promotion de la santé.
-  Un expert en communication.
-  Deux représentants du Comité directeur d’experts.

Les tâches du comité d’évaluation consisteront en : La définition des critères pour l’attribution du logo à des initiatives ainsi que la détermination des exigences auxquelles une demande doit satisfaire, dans les conditions fixées par l’Arrêté Royal à venir, relatif à l’utilisation du logo du Plan National Nutrition et Santé pour la Belgique. La fixation des modalités pratiques à suivre dans le cadre de la procédure de demande et d’obtention du logo, en ce compris la fixation des délais.

Le traitement et l’évaluation des demandes d’attribution du logo, en ce compris la formulation d’un avis motivé tant pour l’attribution que pour le refus du logo. L’établissement d’un rapport d’activités annuel ainsi que la rédaction de recommandations censées optimiser l’utilisation du logo.

Timing :

Mar 2006 Création du Comité

Avr-Mai 2006 Finalisation des critères et exigences

Juin 2006 Etat opérationnel

A ction 3 : L’organisation d’un concours « move-eat » visant à une appropriation par les jeunes à l’école du message « mieux se nourrir et bouger davantage » et à sa reformulation dans une langue adaptée à l’univers de leurs condisciples. Les thèmes primés seront utilisés au cours d’une campagne orientée vers les jeunes, organisée dans le cadre du PNNS-B.

En outre, le CRIOC élaborera un document pédagogique destiné à expliquer aux enseignants et autres éducateurs ce que représente la philosophie du PNNS-B.

Timing :

Oct-Déc 2005 Déroulement du concours

Jan 2005 Remise des prix

AXE 1 : INFORMATION ET COMMUNICATION

2. Campagne dans les médias

Contexte

Les habitudes alimentaires et le niveau d’activité physique de la population doivent être améliorés dans le cadre du PNNS-B. Actions Une campagne dans les médias, destinée à diffuser les messages de prévention liés au PNNS-B, de manière à toucher le public le plus large possible (en ce compris des groupes cibles socio-économiquement défavorisés). Toutes les actions médiatiques doivent s’effectuer sous le couvert du logo PNNS-B.

Objectifs

-  Sensibilisation de la population à l’existence du PNNS-B, à ses objectifs nutritionnels, en ce compris l’augmentation de l’activité physique.
-  Fournir au citoyen des repères crédibles et identifiables (logo) en matière d’information sur l’alimentation et l’activité physique.
-  Inciter le citoyen à corriger ses habitudes alimentaires et à être plus actif pour améliorer sa qualité de vie, en prêtant suffisamment attention aux informations et aptitudes concrètes de vulgarisation.
-  L’apport, aux réseaux de santé locaux et au personnel (para-)médical, d’un cadre de référence destiné à renforcer leurs efforts en matière d’éducation alimentaire et sanitaire.

Mise en oeuvre

Action 4 : Tenue d’une conférence de presse pour informer les journalistes.

Timing : Mar 2006 Conférence de presse

Action 5 :

Une campagne annuelle dans les médias, consacrée à la promotion d’aliments sains ou d’habitudes alimentaires saines (en ce compris l’augmentation du niveau d’activité physique).

Thème 2006 : principes généraux, l’accent étant mis sur la promotion des fruits et légumes

Thèmes 2007-2010 : seront décidés par le Comité directeur d’experts. La mise en oeuvre pratique de la stratégie de communication, ainsi que les activités qui seront finalement réalisées, seront déterminées sur la base des options prioritaires du plan de communication élaboré, et ce en fonction des moyens budgétaires disponibles. Il est également tenu compte des activités synergétiques et des initiatives existantes et futures émanant d’autres acteurs sociétaux.

Timing :

Fév2006 Prétest via le CRIOC

Mar-Avr 2006 Campagne de lancement 2007-2010 Répétition annuelle de la campagne PNNS-B

Action 6 : R echerche de collaborations avec les différents secteurs en vue de réaliser des actions de communication autour des thèmes du PNNS-B.

Exemple : mettre des fruits et d’autres produits à la disposition des élèves et en faciliter l’accès dans les écoles. Exemple : apposer des affiches dans les transports en commun, incitant à emprunter l’escalier plutôt que l’escalator (avec le logo PNNS-B). Exemple : créer un fonds destiné à supporter les frais des actions découlant du PNNS-B.

Timing : Ad Hoc 2006-2010

AXE 1 : INFORMATION ET COMMUNICATION

3. Création d’un site Internet et d’une newsletter électronique

Contexte L’Internet est utilisé de plus en plus couramment pour la recherche d’informations en général, et celles concernant la santé en particulier. Il devient dès lors urgent de créer une source fiable d’informations sous la forme d’un site web fédéral spécifiquement dédié à la nutrition, l’activité physique et la santé. Le grand public y trouvera des informations générales et pratiques sur l’importance d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique suffisante, mais également des communications plus personnalisées. Ce site permettra à chaque citoyen d’obtenir des informations relatives à son propre comportement alimentaire.

Par ailleurs, le site web servira de cadre de référence aux messages qui s’inscrivent dans la ligne du PNNS-B, afin qu’ils puissent être utilisés et référencés par tous les acteurs concernés par la diffusion d’informations relatives à l’alimentation et à la santé ou souhaitant entreprendre des initiatives en ce sens.

Actions Le développement d’un site web dédié au PNNS-B, qui reprendra toutes les informations relatives au plan, et surtout tout le matériel didactique.

La réalisation de « newsletters » électroniques qui seront envoyées par e-mail aux personnes qui en feront la demande (notamment via le site Internet).

Objectifs
-  Proposer une plate-forme de référence qui dispensera des informations fiables en matière d’alimentation et de santé.
-  Donner une vue d’ensemble du PNNS-B.
-  Diffuser électroniquement des informations à intervalles réguliers.

Mise en oeuvre

Action 7 :

1 Le développement et l’alimentation d’un site web dédié au PNNS-B. 1

Voir aussi action 15.

Celui-ci dépendra du site portail du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, tout en ayant une identité et une image propres. Sa gestion sera du ressort du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, DG IV. Son contenu serait validé par le Comité d’experts.

Timing : Mar-Juin 2006

Développement d’un site web. Action 8 :

La diffusion mensuelle à la population de newsletters électroniques donnant des informations sur le PNNS-B et les activités qui y sont liées.

Leur contenu permettra de traiter de sujets variés et actuels, tout en abordant des thèmes spécifiques (surcharge pondérale, sel et iode, précarité, ...)

La rédaction et l’envoi de ces newsletters seront du ressort du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, DG IV. Leur contenu sera validé par le Comité directeur d’experts.

Timing : Mar 2006 Première publication de la newsletter AXE 1 : INFORMATION ET COMMUNICATION

4. Réalisation d’un guide alimentaire national

Contexte

L’objectif consiste à développer un guide national qui soit consacré à la nutrition et l’activité physique selon les principes du PNNS-B. Il devra tenir compte des habitudes alimentaires et des particularités de la population belge dans toute sa diversité. Il devra également encourager à adopter un style de vie plus actif. Il contiendra les éléments permettant au citoyen d’adapter son alimentation quotidienne aux objectifs du PNNS-B.

Actions

Réalisation et diffusion d’un guide alimentaire destiné au grand public.

Objectifs
-  Proposer à la population un document de référence expliquant, dans un langage clair, mais de façon scientifiquement fondée, les principes d’une alimentation plus équilibrée et d’un mode de vie plus actif, selon les objectifs du PNNS-B.

Mise en oeuvre

Action 9 : Réalisation d’un guide alimentaire national. Tirage : 750.000

Validation par le Comité directeur d’experts, au besoin élargi à des experts en la matière.

Ce guide sera diffusé auprès de la population : via les mutuallités, médecins, pharmacies gratuitement à certains publics cibles via des associations actifs dans le milieu associatif via la site web du PNNS-B (gratuitement).

Timing :

Jan-Mar 2006 Rédaction du contenu

Fév 2006 Prétest via le CRIOC

Mar 2006 Accessible par Internet

Avr-Juin 2006 Distrubution

Sep-Déc 2006 Evaluation 2 Voir aussi actions 35, 42 en 46.

AXE 1 : INFORMATION ET COMMUNICATION

5. Réalisation de guides alimentaires spécifiques

Contexte

Les jeunes enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes âgées ont un certain nombre de besoins nutritionnels spécifiques ayant un lien avec leur état physiologique. Chacun de ces groupes doit disposer d’une information adaptée à ses besoins. Certaines problématiques nutritionnelles spécifiques requièrent également un traitement séparé (p. ex. iode, dénutrition).

Actions

Elaboration de versions du guide national plus particulièrement consacrées à des groupes ou des problématiques spécifiques.

Objectifs
-  Fournir des informations fiables à l’attention de différents groupes de population ou à propos de problématiques nutritionnelles identifiées qui ne peuvent pas être traitées de manière suffisamment spécifique dans un guide « grand public ».

Mise en oeuvre

Action 10 : 3

Réalisation d’un guide alimentaire spécifiquement destiné aux nourrissons, jeunes enfants et femmes enceintes.

Tirage : 50.000

Validation par le Comité directeur d’experts, au besoin élargi à des experts en la matière.

Ce guide sera diffusé auprès de la population : aux femmes enceintes via les maternités. aux parents de nouveau-nés via K&G et l’O.N.E. Timing :

Jan-Mar 2006 Rédaction du contenu

Fév 2006 Prétest via le CRIOC

Mar 2006 Accessible par Internet

Avr-Juin 2006 Distrubution

Sep-Déc 2006 Evaluation

Action 11 : 4 Réalisation d’un guide alimentaire spécifiquement destiné aux enfants de 3 à 12 ans. 3 Voir aussi actions 35, 39, 42 en 46.

Tirage : 250.000

Validation par le Comité directeur d’experts, au besoin élargi à des experts en la matière.

Ce guide sera diffusé auprès de la population : aux élèves inscrits dans les écoles.

Timing : Jan-Mar 2006 Rédaction du contenu

Fév 2006 Prétest via le CRIOC

Mar 2006 Accessible par Internet

Avr-Juin 2006 Distribution

Sep-Déc 2006 Evaluation

Action 12 : 5

Réalisation d’un guide alimentaire spécifiquement destiné aux adolescents.

Tirage : 250.000

Validation par le Comité directeur d’experts, au besoin élargi à des experts en la matière.

Ce guide sera diffusé auprès de la population : aux élèves inscrits dans l’enseignement secondaire et supérieur.

Timing :

Jan-Mar 2006 Rédaction du contenu

Fév 2006 Prétest via le CRIOC

Mar 2006 Accessible par Internet Avr-Juin 2006 Distrubution Sep-Déc 2006 Evaluation Action 13 : 6 Réalisation d’un guide alimentaire spécifiquement destiné aux personnes âgées.

Tirage : 150.000

Validation par le Comité directeur d’experts, au besoin élargi à des experts en la matière.

Ce guide sera diffusé auprès de la population : aux résidents des maisons de repos et de soins. aux personnes âgées prises en charge par les organisations de soins à domicile.

Timing :

Jan-Mar 2006 Rédaction du contenu

Fév 2006 Prétest via le CRIOC

Mar 2006 Accessible par Internet

Avr-Juin 2006 Distrubution

Sep-Déc 2006 Evaluation 4 Voir aussi actions 42 en 46. 5 Voir aussi actions 42 en 46. 6 Voir aussi actions 43, 46 en 53

AXE 2 : DEVELOPPEMENT D’UN CADRE PROPICE AUX BONNES HABITUDES ALIMENTAIRES ET À L’ACTIVITÉ PHYSIQUE CHEZ LA POPULATION ET PLUS PARTICULIEREMENT CHEZ LES JEUNES ET LES ADOLESCENTS

1. Stimuler l’éducation à la santé dans le domaine de la formation et dans l’enseignement

Contexte

L’enseignement et le milieu scolaire jouent un rôle clé dans la sensibilisation aux bonnes habitudes alimentaires et à l’importance d’une activité physique suffisante. L’école étant le lieu principal de la socialisation, il importe qu’elle encourage les jeunes à faire face aux exigences sociales (minceur exagérée) auxquelles ils ne sont pas préparés.

Actions Intégration de la dimension « Alimentation et Activité Physique » dans les programmes et les activités de l’enseignement.

Objectifs
-  Améliorer l’offre d’informations sur l’alimentation et les habitudes de vie saines dans les programmes scolaires, à tous les niveaux de l’enseignement.
-  Améliorer la formation nutritionnelle conformément aux principes du PNNS-B dans les programmes académiques des professionnels de la santé et des autres professions concernées par la nutrition.
-  Créer un environnement adapté et propice à un mode de vie sain et à l’activité physique

Mise en oeuvre

Action 14 : Mise sur pied d’un groupe de travail qui rassemblera des représentants des différentes autorités communautaires compétentes en matière d’enseignement et sera chargé de formuler des recommandations et d’encourager les actions sur le plan de l’harmonisation des programmes existants et des nouveaux, du matériel éducatif et didactique (comme les manuels scolaires) avec les objectifs formulés dans le PNNS-B. l’élaboration d’un programme d’éducation à la santé relatif à une alimentation équilibrée et à une pratique d’activités physiques (programme transversal à réaliser par des actions de type « spirale »), basé sur les objectifs du PNNS-B et axé sur l’acquisition de compétences (savoirs, savoir-être, savoir- faire). l’élaboration d’un module d’éducation à la santé intégré dans la formation des futurs enseignants : instituteurs maternels et primaires, AESI (agrégés de l’enseignement secondaire inférieur) et AESS (agrégés de l’enseignement secondaire supérieur), ainsi que dans la formation des puéricultrices et des éducateurs, qui insistera sur une alimentation équilibrée et sur l’activité physique, conformément aux principes et objectifs du PNNS-B. l’intégration de notions de nutrition, en tant que discipline à part entière, dans les formations des professions de la santé et des autres professions concernées par la nutrition, avec la possibilité de recyclages réguliers, étant entendu que l’accent sera mis sur une approche pluridisciplinaire de l’obésité et du surpoids et que les approches utilisées devront être adaptées à chaque phase du changement de comportement.

Timing :

Sep-Oct 2006 Création

Jan-Fév 2007 Recommandations

Mar-Juin 2007 Publication des recommandations

Sep 07-Sep 08 Mise en oeuvre Sep 08-Sep 10

Application et évaluation

Action 15 : 7 Développement du site web du PNNS-B en un moyen de communication destiné à soutenir l’éducation et l’enseignement dispensés en matière d’habitudes alimentaires saines.

Le site web pourra dès lors servir de support de communication grâce auquel les contenus didactiques élaborés en étroite concertation avec les Communautés, en conformité avec les objectifs du PNNS-B et adaptés aux différentes classes d’âge, pourront être mis à la disposition des élèves et du personnel enseignant. Du matériel didactique de formation à une alimentation saine et à un mode de vie sain sera par ailleurs élaboré à l’intention des futurs enseignants de tous niveaux.

Timing :

Sep-Déc 2006 Phase d’orientation

Jan-Fév 2007 Recommandations

Mar-Juin 2007 Mise en oeuvre

Sep 07-Sep 08 Application et évaluation 7 Voir aussi action 7.

Action 16 : Communication de directives relatives aux repas scolaires.

Une circulaire ministérielle encouragera les Communautés et les autorités compétentes à assurer la conformité de ces repas aux objectifs du PNNS-B et aux recommandations qui y sont énoncées, que ce soit sur le plan de leur disponibilité ou de leur composition.

Timing : Sep 2006 Circulaire

Action 17 : Stimuler la concertation sur une alimentation saine et un mode de vie sain en milieu scolaire.

Le PNNS-B créera un cadre qui favorisera, à l’échelon national, la concertation entre les parties intéressées, et en particulier les écoles proprement dites, sur tous les aspects relatifs à une alimentation saine et à une activité physique suffisante en milieu scolaire, avec pour objectif d’aboutir à un échange des « meilleures pratiques ». A cette fin, une conférence réunissant des représentants des différentes autorités compétentes dans le domaine de l’enseignement, des écoles, ainsi que des parties prenantes concernées sera organisée une fois par an.

Cette conférence aura pour finalité de formuler à l’unanimité des recommandations à l’intention des autorités compétentes afin d’améliorer la prise en considération des principes du PNNS-B en milieu scolaire.

Timing : Oct 2007-2010 Conférence

Action 18 : Favoriser l’accès à la pratique régulière d’activités physiques et sportives par la réduction des problèmes liées aux facteurs environnementaux (trafic, insécurité, infrastructures, etc.) et sociaux (inégalité socio-économique) ainsi qu’au facteurs liés à la sédentarité (ordinateur, TV, ...).

A cet effet, une circulaire ministérielle sera adressée à l’ensemble des autorités compétentes en matière de sport et d’infrastructure, que ce soit au fédéral ou au niveau des Régions et des Communautés, afin d’attirer leur attention sur l’importance d’un environnement propice à la pratique suffisante d’une activité sportive. Dans ce contexte, il faut plus particulièrement mener des actions incitant les non-sportifs de se mettre au sport et aux activités récréatives, veiller à ce que la société soutienne les événements sportifs et prendre pleinement en considération les possibilités de pratiquer une activité physique en toute sécurité lors de la réalisation de travaux d’infrastructure.

Timing :

Nov 2006 Circulaire

Action 19 : Sensibilisation des professionnels et acteurs (para-)médicaux dans les autres niveaux de la société (lieu de travail, milieux défavorisés, ...)..

Dans ce cadre, les acteurs de la santé tels que les médecins (généralistes), diététiciens, conseillers en prévention, médecins du travail, dentistes, pharmaciens et autres, seront encouragés à consacrer davantage de temps à la prévention et à la sensibilisation de leurs patients à une alimentation saine et équilibrée et à la pratique d’une activité physique suffisante. Un protocole sera élaboré à cet effet, en concertation avec les fédérations du secteur responsables, afin de décrire les modalités selon lesquelles les principes et objectifs du PNNS-B pourront être pris en considération de manière optimale dans le cadre des activités professionnelles des acteurs en question.

Timing :

Juin 2006 Début de la concertation

Nov-Déc 2006 Recommandations

Jan-Mar 2007 Protocole

Avr-Déc 2007 Application et évaluation

Action 20 : Evaluer les possibilités de rendre l’accompagnement par un diététicien, les interventions diététiques spécifiques et les autres interventions (soutien psychologique, produits diététiques, interventions médicales, etc.) plus facilement accessibles aux personnes obèses afin d’assurer une prise en charge spécialisée et efficace. A cet effet, une conférence de consensus sera prévu.

Timing :

Mai 2007 Conférence de consensus

AXE 3 : L’ENGAGEMENT DES ACTEURS DU SECTEUR PRIVÉ

1. Sensibilisation et formation des professionnels Contexte Il importe avant tout de sensibiliser les personnes impliquées dans le développement de ces produits alimentaires et dans la préparation de repas aux objectifs du PNNS-B. Objectifs
-  Renforcer l’assimilation des principes de l’alimentation saine par l’ensemble des personnes impliquées dans la préparation des aliments ou dans le développement des produits alimentaires.
-  Encourager le respect des principes du PNNS-B dans le cadre de la préparation des aliments dans le secteur HORECA et du développement des produits alimentaires dans l’industrie agroalimentaire.

Mise en oeuvre

Action 21 : Encourager la formation des professionnels de l’industrie agroalimentaire, de la distribution et du secteur Horeca.

A cette fin, les secteurs concernés seront appelés à informer leurs membres des objectifs et principes du PNNS-B et à développer des initiatives pour la formation des professionnels actifs, au sein des entreprises, dans le développement de produits alimentaires et dans la composition et la préparation de plats et de repas.

Pour évaluer les initiatives qu’ils auront prises dans ce contexte, il leur sera demandé d’établir chaque année un rapport faisant état des initiatives qui auront été prises.

Timing :

Mai 2006 Appel aux secteurs concernés

Déc 2006-2010 Rapport annuel sur les initiatives

Mar 2007-2010 Evaluation annuelle avec les secteurs

AXE 3 : L’ENGAGEMENT DES ACTEURS DU SECTEUR PRIVÉ

2. Composition et choix des produits alimentaires

Contexte

Le schéma alimentaire de la population belge trouve son origine dans le large éventail de produits alimentaires, de plats et de menus disponibles et des choix que le consommateur fait dans ce cadre. C’est en proposant au consommateur des produits qui lui permettront de choisir une alimentation plus saine, que l’on contribuera le plus efficacement à réaliser les objectifs du PNNS-B.

Les acteurs participant au développement des produits alimentaires et à la préparation des repas (HORECA, industrie agroalimentaire, distribution, etc.) devront, autant que possible, passer au crible la composition et la taille des rations de leurs produits, sans pour autant négliger l’aspect psychosocial du plaisir de manger et, là où ils le pourront, prendre toutes initiatives utiles à l’amélioration de ces produits conformément aux objectifs du PNNS-B, ou proposer au consommateur un choix qui lui permettra de composer des repas équilibrés.

Objectifs

-  Augmenter l’offre de produits alimentaires, plats et menus permettant au consommateur de faire des choix plus sains.

-  Adapter la composition des produits alimentaires, des plats et des menus par rapport à des aspects sur lesquels le consommateur n’a aucune emprise.

Mise en oeuvre

Action 22 : Appeler les acteurs concernés à formuler des propositions concrètes au sujet de la composition et de la taille des portions des produits alimentaires, des plats et des menus afin de contribuer à la réalisation des objectifs du PNNS-B.

Pour évaluer les initiatives qu’ils auront prises dans ce contexte, il leur sera demandé d’établir chaque année un rapport global faisant état des initiatives qui auront été prises et des progrès accomplis.

Timing :

Mai 2006 Appel aux secteurs concernés

Déc 2006-2010 Rapport annuel sur les initiatives

Mar 2007-2010 Evaluation annuelle avec les secteurs

AXE 3 : L’ENGAGEMENT DES ACTEURS DU SECTEUR PRIVÉ

3. Communication d’informations sur les produits alimentaires et les repas : étiquetage et étiquetage nutritionnel

Contexte

Le PNNS-B part du principe qu’il est nécessaire de communiquer au consommateur des informations significatives sur la valeur nutritionnelle et sur le rôle qu’un aliment est susceptible de jouer dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, par le biais de l’étiquetage et de la publicité. L’industrie alimentaire, le secteur de la distribution, les petits producteurs, l’horeca et le secteur de restauration collective ont la responsabilité de communiquer au consommateur les informations nutritionnelles sur leurs produits.

Il s’avère cependant qu’une grande majorité des consommateurs a du mal à comprendre les informations fournies et qu’un effort devra être fait sur le plan de l’éducation à dispenser aux consommateurs pour assurer la compréhension des informations en question.

Objectifs

-  Fournir davantage d’informations pertinentes sur le rôle qu’un aliment ou un repas est susceptible de jouer dans le cadre d’une alimentation journalière variée.
-  Identifier les informations pertinentes indispensables dans ce contexte.
-  Identifier les besoins fondamentaux sur le plan de l’éducation à dispenser au consommateur pour assurer la compréhension des informations en question.

Mise en oeuvre

Action 23 : Audit des exigences pour un bon étiquetage, que ce soit sur le plan des informations générales ou des informations sur la valeur nutritionnelle. Cet audit devra déboucher sur l’élaboration et la présentation, dans un cadre européen, de mesures concrètes visant à améliorer les exigences actuelles d’étiquetage. Cela signifie qu’il faudra également procéder à une évaluation des possibilités en ce qui concerne les produits alimentaires qui ne sont pas préemballés et dans le secteur HORECA.

Cet audit sera mené par les services compétents du SPF Economie, PME et Classes moyennes en concertation avec le

SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement et les diverses parties prenantes. Les points à examiner sont décrits dans le PNNS-B.

Timing :

Juin 2006 Début de la concertation

Sep-Oct 2006 Formulation des recommandations

Action 24 : Informer le consommateur Cette information est l’affaire de tous (autorités, médias, entreprises, organisations de consommateurs et autres organisations, secteur publicitaire, etc.). L’étiquette est elle- même une source d’information, mais sa mission première n’est pas éducative.

La nature des besoins en formation dans ce domaine et la manière la plus efficace d’y répondre seront analysées en concertation avec les associations représentatives des consommateurs et les parties prenantes.

Timing :

Juin 2006 Début de la concertation

Sep-Oct 2006 Formulation des recommandations

Nov 06-Mar 07 Mise en œuvre et application

AXE 3 : L’ENGAGEMENT DES ACTEURS DU SECTEUR PRIVÉ

4. Allégations de santé

Contexte

Les denrées alimentaires bénéfiques pour la santé peuvent aider de manière significative le consommateur dans sa recherche d’une alimentation équilibrée, pour autant que le fondement scientifique de cet effet bénéfique soit clairement établi et contrôlé, que la formulation n’induise pas en erreur, que l’allégation soit en rapport avec la composition et l’utilisation du produit et que le consommateur soit en mesure d’en comprendre le sens.

La législation en cours d’élaboration au niveau européen formera le cadre dans lequel il sera possible de formuler des allégations fondées. La Belgique assumera les responsabilités qui lui incombent dans le cadre de ces travaux.

Objectifs

-  Veiller à ce que les allégations de santé aient un fondement scientifique et soient contrôlées, n’induisent pas en erreur et puissent être comprises par le consommateur.

-  Indiquer le rôle que de telles denrées alimentaires sont susceptibles de jouer dans le cadre d’une alimentation saine et diversifiée.

Mise en oeuvre

Action 25 : Travailler de manière constructive sur les allégations de santé, plus particulièrement sur la composition de la liste des allégations de santé communément admises prévues dans la proposition de réglementation communautaire. Les parties prenantes concernées sont invitées à renseigner l’autorité compétente sur les allégations de santé étayées par des données scientifiques généralement admises.

Eu égard au rôle majeur que certains produits alimentaires peuvent jouer dans la perte de poids chez les personnes obèses, les allégations de santé relatives à l’amaigrissement devront être solidement étayées conformément à la législation en préparation.

Timing :

Sep-Oct 2006 Les parties prenantes fourniront les informations voulues

AXE 3 : ENGAGEMENT DES ACTEURS DU SECTEUR PRIVE

5. Réclame et publicité

Contexte

La publicité pour les denrées alimentaires a un impact tant sur les idées que les consommateurs se font de certains produits alimentaires que sur les choix qu’ils font. Lorsqu’elle s’adresse aux enfants et aux jeunes, la publicité est parfois exagérée et peut les amener à adopter des habitudes alimentaires peu saines.

La publicité non conforme aux objectifs du PNNS-B peut semer la confusion chez le consommateur quant aux allégations de santé présentées et doit être évitée.

Des efforts dont le but est d’apprendre surtout aux jeunes à placer des messages publicitaires dans leur contexte doivent être encouragés.

Enfin, l’image de marque d’une alimentation saine et malsaine diffusée par les médias est un facteur déterminant dans ce contexte.

Objectifs

-  Le PNNS-B part du principe que les secteurs doivent faire preuve d’un niveau d’autocontrôle suffisant pour faire en sorte que les messages publicitaires visant les denrées alimentaires ne soient pas perçus par le consommateur comme incompatibles avec les principes du PNNS. Cet appel à un comportement éthique s’adresse aussi aux opérateurs commerciaux, au secteur de la publicité et à la presse en général.

-  Eviter que les messages publicitaires n’incitent à la surconsommation et à des choix alimentaires erronés.

-  Promouvoir une information correcte au sujet des aspects alimentation et santé, dans le prolongement des principes du PNNS-B.

Mise en oeuvre

Action 26 : Lancer un appel à un comportement éthique de la part des opérateurs commerciaux et du secteur de la publicité et évaluer les mesures proposées.

Le code autorégulateur de FEVIA (Fédération de l’Industrie Alimentaire) et de l’UBA (Union belge des annonceurs) concernant la publicité pour les denrées alimentaires constitue une étape importante et utile pour aborder efficacement la problématique des messages publicitaires (en ce compris la publicité s’adressant aux enfants et aux jeunes). Le soutien que l’on apportera à ce Code dépendra des résultats d’une évaluation approfondie et objective de l’application dudit P

Code qui est prévue pour la fin 2005.

Timing :

Déc 2005 Evaluation du fonctionnement du Code

Jan-Fév 2006 Evaluation des résultats en collaboration avec les acteurs sociétaux concernés.

Action 27 : Les secteurs concernés seront invités à prendre, en concertation avec les représentants des consommateurs, des mesures éducatives qui encourageront le consommateur à adopter une attitude critique à l’égard de la publicité et des messages promotionnels.

Timing :

Sep-Déc 2006 Concertation

Jan-Mar 2006 Publication des recommandations

Avr-Juin 2006 Implémentation

Action 28 : Entamer le dialogue avec les médias afin de vérifier dans quelle mesure les messages portant sur un comportement sain et les messages sanitaires peuvent être intégrés dans l’offre des différentes chaînes, en ce compris les messages d’utilité publique.

A cet effet, une concertation devra être lancée afin d’examiner, avec les médias, comment ils pourront tenir compte dans toute la mesure du possible dans la programmation et dans les séries télévisées, des principes du PNNS-B, ainsi que d’autres facteurs ayant un impact sur la santé du consommateur (notamment le tabagisme, le port de la ceinture de sécurité et du casque de cycliste, ...). Un Code déontologique pourrait être un instrument adéquat dans ce contexte, tout comme le respect des recommandations du SIRC concernant la transmission adéquate et proportionnelle de messages scientifiques et sanitaires consommateur.

Timing :

Oct 06-Jan 07 Concertation

Fév-Avr 2007 Publication des recommandations

Mai-Sep 2007 Implémentation

AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES : 4.A : ALIMENTATION DES NOURRISSONS ET DES JEUNES ENFANTS

1. Mener une politique nationale de promotion de l’allaitement

Contexte

L’OMS, l’Unicef et des organisations de soins de santé du monde entier recommandent l’allaitement maternel exclusif durant les 6 premiers mois de vie.

En Belgique, les chiffres disponibles suggèrent que 63,4-77% des enfants de 6 jours sont allaités et qu’environ 25% des femmes continuent à allaiter exclusivement après 3 mois.

Ce retard en termes de prévalence de l’allaitement doit être comblé par des mesures efficaces de promotion de l’allaitement.

Objectifs
-  Obtenir un pourcentage de 50% d’enfants allaités à 3 mois en 2010. La durée de l’allaitement devrait être prolongée dans toute la Belgique pour être en ligne avec les recommandations européennes et internationales actuelles.
-  Atteindre en 2015 la norme suédoise actuelle (prévalence de plus de 90% durant 6 mois). Cet objectif n’est cependant réalisable qu’à condition qu’un ensemble de mesures soient prises, en appui de la politique, parmi lesquelles l’amélioration des conditions d’octroi du congé parental, son allongement et l’augmentation des allocations y afférentes.
-  Appliquer et respecter l’arrêté royal du 18/02/1991 concernant les denrées alimentaires destinées à une alimentation particulière dans l’esprit du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel (OMS).
-  Améliorer la formation du personnel de santé dans le domaine de l’allaitement.
-  Encourager l’allaitement maternel par le biais de la communication du PNNS-B, également pour les prématurés et les nouveau-nés dysmatures.
-  L’information fournie aux parents par les professionnels de santé doit émaner d’une source scientifique indépendante du secteur commercial.
-  Elaborer des lignes directrices relatives à l’alimentation du nourrisson, étayées par la connaissance scientifique, la pratique et sujettes à consensus.
-  Répertorier les habitudes alimentaires de ce groupe d’âge, déceler les points critiques et prendre les initiatives nécessaires pour les corriger.

Mise en oeuvre

Action 29 : 8 Mener une politique nationale de promotion de l’allaitement sous la surveillance du Comité fédéral pour l’allaitement maternel (CFAM).

En guise de centre d’une collaboration étroite entre tous les acteurs et organisations actifs sur le plan communautaire, le CFAM doit s’acquitter de sa tâche dans ce contexte concernant le développement, l’implémentation et le suivi de la politique nationale en matière d’allaitement, et ce pour ce qui est des activités telles que mentionnées dans le PNNS-B.

Timing :

Juin-Déc 2006 Le CFAM dresse le plan d’action

Jan-Mar 2007 Publication des recommandations

Juin-Déc 2007 Implémentation. 8 Voir aussi action 57.

AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES :

4.A : ALIMENTATION DES NOURRISSONS ET DES JEUNES ENFANTS

2. Promotion et soutien de l’initiative « Hôpital Ami des Bébés ».

Contexte

L’initiative BFHI fut lancée par l’OMS et l’Unicef en 1991. Elle soutient les établissements de soins favorables à l’allaitement..

Objectifs

-  Attribution du statut ’Hôpital Ami des bébés‘ à au moins 25% des hôpitaux avant l’année 2010.

Mise en oeuvre

Action 30 : Promotion et soutien de l’initiative « Hôpital Ami des Bébés Dans cette perspective, le CFAM examinera la possibilité de prendre des mesures en appui de la politique qui doivent aider les hôpitaux à obtenir le certificat BFHI. Le but consiste, à plus long terme, à généraliser ce certificat ce qui aurait pour effet que toutes les maternités travailleraient selon les mêmes critères.

Timing :

Mai-Juin 2006 Evaluation du project de pilotage

Juin-Déc 2006 Evaluation par le CFAM

Jan-Mar 2007 Publication des recommandations

Juin-Déc 2007 Implémentation.

Action 31 : Contrôle de l’application de la législation dans l’esprit du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel par l’AFSCA Concertation avec le secteur en cas de pratiques générales inacceptables.

Timing :

Sept-Déc 2006 Actions de contrôle spécifiques.

AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES :

4.A : ALIMENTATION DES NOURRISSONS ET DES JEUNES ENFANTS

3. Informations objectives et validées concernant l’allaitement, l’alimentation pour nourrissons et l’alimentation complémentaire

Contexte

Le PNNS reconnaît la nécessité de diffuser une information objective et validée à propos de l’allaitement, de l’alimentation au biberon et de l’alimentation complémentaire. Les initiatives prises au niveau communautaire par l’ONE et Kind en Gezin en sont la pierre angulaire et sont la base d’un point de référence national.

Objectifs

-  Rédiger des recommandations relatives à l’alimentation du nouveau-né sur la base de données scientifiques, de connaissances pratiques et de consensus.

-  Créer un point de référence pour une communication cohérente à ce sujet donnée par des tiers et à l’intention de la mère.

Mise en oeuvre

Action 32 : Création d’un groupe d’experts sous le contrôle du Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement.

Ce groupe d’experts sera composé de :
-  4 pédiatres expérimentés dans le domaine de la nutrition (expérience tant à l’hôpital qu’à domicile)
-  2 diététiciens pédiatriques
-  1 représentant d’une organisation communautaire flamande active dans le domaine des soins aux nourrissons et aux enfants
-  1 représentant d’une organisation communautaire wallonne active dans le domaine des soins aux nourrissons et aux enfants.

Ces membres seront désignés par le ministre sur la base de leur expertise en la matière et sur la proposition des organisations pertinentes concernées.

Ce groupe d’experts s’acquittera des tâches suivantes :

-  La rédaction de recommandations pour l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, en ce qui concerne tant l’allaitement que l’alimentation au biberon et l’alimentation complémentaire.
-  La communication de ces recommandations aux travailleurs de santé médicaux et paramédicaux via les fédérations professionnelles.
-  L’élaboration de recommandations concernant l’intégration des recommandations dans le cursus de formation et de formation continue des prestataires de soins médicaux et paramédicaux et ce dans le secteur tant préventif que curatif (médecins, infirmiers, pharmaciens, diététiciens, ...).

Timing :

Sep-Oct 2006 Nomination des membres

Nov 06-Mar 07 Rédaction des recommandations

J u i n - D é c 2 0 0 7 P u b l i c a t i o n e t d i f f u s i o n d e s recommandations.

Action 33 : N’autoriser la délivrance directe de nourriture pour nourrissons destinée aux premiers mois de vie (préparations pour nourrissons) que par l’entremise des pharmaciens d’officine afin que les parents puissent bénéficier d’avis experts indépendants.

Timing :

Juin 2006 Initiative légale

AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES :

4.B : MINERAUX, VITAMINES ET AUTRES COMPOSANTS ALIMENTAIRES

1. Iode

Contexte

L’apport en iode reste, en Belgique, l’un des plus précaires d’Europe, comme le souligne une enquête mesurant la taille de la thyroïde sur la base de l’excrétion urinaire d’iode (avis du Conseil Supérieur d’Hygiène et de l’Académie royale de médecine 1998.) Cette problématique concerne la population tout entière mais est plus particulièrement préoccupante pour les femmes durant leur grossesse et la période où elles allaitent leur enfant. L’un des aspects du problème est l’apport insuffisant d’iode par l’alimentation.

Objectifs • Réduire le nombre de personnes chez lesquelles l’apport d’iode est sous- optimal ou souffrant d’une carence en iode. • Identifier les actions pertinentes à l’égard des groupes de population à haut risque spécifique. Mise en oeuvre Action 34 : Le remplacement du sel de cuisine et de table par du sel iodé. Encourager l’utilisation de sel iodé (10-15 ppm) dans les boulangeries et l’industrie alimentaire, en concertation avec les acteurs impliqués. Il faudra examiner comment la disponibilité de sel iodé dans les magasins pourra être améliorée, de commun accord avec les producteurs. Timing : Juin-Oct 2006 Concertation Nov 06-Mar 07 Propositions de recommandations Avr-Juin 2007 Implémentation Nov-Déc 2007 Evaluation Action 35 : 9 Sensibilisation. Les recommandations spécifiques concernant l’iode seront reprises dans le guide alimentaire national et le guide 9 Voir aussi actions 9 en 10. Page 39 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 39 alimentaire spécifique pour le nourrisson, le jeune enfant et la femme enceinte. Une alimentation plus variée mènera, en effet, à un apport plus élevé de denrées naturellement riches en iode. On soulignera, par ailleurs, qu’il convient d’opter, de préférence, pour du sel enrichi en iode plutôt que pour du sel de table et que le « sel marin » n’est pas un sel iodé. Timing : Mar-Juin 2006 Développement et diffusion du guide alimentaire national et du guide spécifique pour le nourrisson, le jeune enfant et la femme enceinte. Action 36 : Arriver à un consensus scientifique sur l’approche de la problématique de l’iode dans des groupes spécifiques de la population. La question de savoir quelles actions scientifiquement fondées doivent être prises à l’égard des femmes enceintes ou allaitantes, des nourrissons et jeunes enfants ainsi que des personnes âgées sera posée à l’Association belge de Médecine et au Conseil Supérieur d’Hygiène. Un consensus sera adopté à ce propos, tout comme en ce qui concerne l’identification des lacunes dans l’analyse scientifique du statut iodé de ces groupes cibles. Timing : Juin-Oct 2006 Concertation Nov 06-Mar 07 Propositions de recommandations Avr-Juin 2007 Identification des actions Nov-Déc 2007 Implémentation Action 37 : Prévoir la disponibilité de compléments alimentaires iodés adaptés aux besoins de la population et de groupes de population spécifiques parmi lesquels les femmes enceintes. Cet aspect de la mesure sera concrétisé dans le cadre de la législation européenne en la matière et en concertation avec les secteurs concernés. Dans l’attente du consensus sur les activités axées sur des groupes cibles spécifiques, il est recommandé d’administrer systématiquement un supplément iodé aux femmes enceintes et allaitantes. Cette recommandation sera communiquée au corps médical en guise de suivi des activités déjà entreprises. Timing : Mai 2006 Circulaire au corps médical Nov-Déc 2007 Circulaire contenant des propositions de recommandations sur la base du consensus réalisé. Page 40 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 40 Action 38 : 10 Monitoring du statut iodé de la population et en particulier des groupes cibles spécifiques. A cet effet, la prochaine édition de l’enquête nationale de consommation alimentaire comprendra un volet consacré à l’évaluation du statut iodé sur la base de la sécrétion urinaire. Timing : 2007-2008 Préparation de l’enquête nationale de consommation alimentaire phase 2 2008-2009 Réalisation de l’enquête nationale de consommation alimentaire phase 2. 10 Voir aussi action 57. Page 41 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 41 AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES : 4.B : MINERAUX, VITAMINES ET AUTRES COMPOSANTS ALIMENTAIRES 2. Fer et acide folique chez les femmes enceintes Contexte Même si les teneurs de l’alimentation en fer et acide folique sont suffisantes, l’apport de ces nutriments n’est pas optimal, en particulier chez la femme enceinte. L’acide folique doit être présent en quantités suffisantes dès les premiers jours de la grossesse pour éviter les malformations du tube neural. Plusieurs études ont clairement établi qu’un apport complémentaire de 400 µg d’acide folique par jour se justifie pour réduire le risque d’anomalies de fermeture du tube neural de près de 50%. Objectifs • Augmenter l’apport d’acide folique et de fer chez la femme en âge de procréer. Mise en oeuvre Action 39 : 11 Sensibilisation. Des recommandations spécifiques relatives au fer et à l’acide folique seront intégrées dans le guide alimentaire spécifique pour le nourrisson, le jeune enfant et la femme enceinte. L’importance d’une alimentation variée et du choix d’aliments constituant des sources importantes de fer sera soulignée. Timing : Mar-Juin 2006 Développement et diffusion du guide alimentaire national et du guide spécifique pour le nourrisson, le jeune enfant et la femme enceinte. Action 40 : L’alimentation ne permet pas d’atteindre un apport d’acide folique optimal au moment de la conception et durant la grossesse. Il est donc recommandé que les femmes qui souhaitent procréer bénéficient systématiquement d’un supplément en acide folique.. 11 Voir aussi action 10. Page 42 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 42 Dans le cas des femmes enceintes, il n’est pas exclu que l’apport de fer par l’alimentation soit insuffisant pour couvrir les besoins, même si les principes de base d’une alimentation équilibrée sont bien appliqués. C’est principalement le cas à partir du second trimestre de la grossesse. Une supplémentation en fer est alors justifiée. Une campagne d’information sera menée en collaboration avec les associations de médecins et de gynécologues ; elle sera ciblée sur les médecins et gynécologues et portera sur l’importance de la supplémentation en acide folique et en fer. présentée sous la forme d’un guide ciblé sur la femme en âge de procréer et sera consacrée à l’importance de l’acide folique et du fer. Timing : Sept-Oct 2006 Campagne d’information à l’intention des médecins et gynécologues Sept-Oct 2007 Campagne d’information s’adressant aux jeunes femmes. Action 41 : 12 Monitoring du statut acide folique et fer de la population et en particulier des femmes en âge de procréer. A cet effet, l’évaluation du statut acide folique et fer de la femme en âge de procréer sera abordée dans une phase suivante de l’enquête nationale de consommation alimentaire. Timing : 2007-2008 Préparation phase 2 de l’enquête sur la consommation alimentaire 2008-2009 Exécution de la phase 2 de l’enquête sur la consommation alimentaire. 12 Voir aussi action 57. Page 43 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 43 AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES : 4.B : MINERAUX, VITAMINES ET AUTRES COMPOSANTS ALIMENTAIRES 3. Fer, calcium et vitamine D chez les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents Contexte Un apport suffisant en calcium via l’alimentation (surtout produits laitiers) et une exposition suffisante à la lumière solaire sont des conditions essentielles d’un métabolisme osseux optimal. Dans les cas où l’apport de produits laitiers est limité et/ou l’exposition de la peau au soleil est réduite comme par exemple chez les personnes âgées et les jeunes enfants, l’apport via l’alimentation sera insuffisant pour satisfaire les besoins. Le nouveau-né vient au monde avec une certaine réserve de fer. En principe, cette réserve suffit à couvrir les besoins jusqu’à l’introduction d’une alimentation complémentaire et compense la relative pauvreté du lait maternel en fer. L’introduction d’alimentation complémentaire, riche en fer, est également importante pour éviter les carences en fer. Objectifs • Accroître l’apport de calcium, de vitamine D et de fer chez les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents. Mise en oeuvre Action 42 : 13 Sensibilisation. Des recommandations spécifiques concernant le calcium, la vitamine D et le fer seront incluses dans le guide alimentaire spécifique pour le nourrisson, le jeune enfant et la femme enceinte et dans celui pour les adolescents. De plus, une sensibilisation des enfants, des parents et du corps médical à une diversification précoce (en fonction des recommandations) de l’alimentation des enfants, sur la base de ce guide, peut être réalisée par le biais d’organisation actives dans la prise en charge de la mère et de l’enfant (ONE, Kind & Gezin). Cette sensibilisation portera sur : L’importance des produits laitiers et des autres sources alimentaires de calcium (boissons à base de soja enrichies au calcium, ...), le but étant d’arriver à un apport en calcium 13 Voir aussi actions 9, 10, 11 en 12. Page 44 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 44 suffisant (plus particulièrement 2 à 3 portions de produits laitiers par jour) dans les différents groupes d’âge. Les risques liés à la suppression de produits laitiers lorsqu’ils ne sont pas remplacés par des produits de substitution (par exemple produits de soja ou autres pour autant qu’ils soient enrichis en fer). La conscientisation du consommateur à l’importance de l’exposition à la lumière du jour et aux risques de carence en vitamine D associée aux régimes hypocaloriques ou hypolipidiques. L’inadéquation de produits laitiers maigres pour les jeunes enfants en raison du risque accru de carence en vitamine D. Timing : Mar-Juin 2006 Développement et diffusion du guide spécifique pour le nourrisson, le jeune enfant et la femme enceinte et du guide pour les adolescents. Page 45 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 45 AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES : 4.B : MINERAUX, VITAMINES ET AUTRES COMPOSANTS ALIMENTAIRES 4. Calcium et vitamine D chez les personnes âgées Contexte De par leur style de vie moins actif, leur séjour en institution ou en maison de repos, leur dépendance de l’alimentation offerte par l’institution, les cuisines de collectivités ou autre, la perte d’appétit, l’accès restreint aux magasins, la lassitude, la précarité, ... les personnes âgées courent un risque plus élevé de dénutrition. Cette diminution de l’apport alimentaire se manifeste par un apport restreint non seulement d’énergie et de macronutriments mais aussi de certains nutriments, parmi lesquels le calcium et la vitamine D. Objectifs • Améliorer l’apport de calcium et de vitamine D chez les personnes âgées. Mise en oeuvre Action 43 : 14 Sensibilisation. Recommandations spécifiques concernant le calcium et la vitamine D et la prévention de la dénutrition seront intégrées dans le guide alimentaire pour les personnes âgées. Timing : Mars-Juin 2006 Développement et diffusion du guide spécifique pour les personnes âgées. Action 44 : Dans le cadre des effets anti-fracturaires démontrés des compléments alimentaires associant calcium et vitamine D, l’utilisation systématique de tels compléments est à recommander pour cette catégorie d’âge. Une campagne d’information sera menée en collaboration avec les associations de médecins et de gériatres qui sera ciblée sur les médecins et mettra l’accent sur l’importance de la supplétion en calcium et en vitamine D. Timing : Mars-Avr 2007 Campagne d’information pour les médecins 14 Voir aussi action 13. Page 46 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 46 Action 45 : 15 Il faudra également faire le point de la situation pour ce qui est d’autres nutriments critiques pour les personnes âgées tels la vitamine C, l’acide folique et le zinc (liste non exhaustive). Une évaluation de la situation alimentaire des personnes âgées sera entreprise dans le cadre du second volet de l’enquête nationale de consommation alimentaire. Timing : 2007-2008 Préparation de la phase 2 l’enquête nationale de consommation 2008-2009 Exécution de la phase 2 de l’enquête nationale de consommation. 15 Voir aussi action 57. Page 47 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 47 AXE 4 : MESURES RELATIVES A DES GROUPES CIBLES SPECIFIQUES : 4.B : MINERAUX, VITAMINES ET AUTRES COMPOSANTS ALIMENTAIRES 5. Apport sous-optimal de vitamines, de minéraux, d’oligo-éléments et d’autres composants alimentaires Contexte Un régime alimentaire adapté et varié apporte, dans des circonstances normales, tous les nutriments nécessaires au bon développement de l’organisme et au maintien d’un bon état de santé, et ce dans des quantités correspondant à celles qui sont déterminées et recommandées à la lumière des données scientifiques généralement admises. Plusieurs études montrent cependant que cette situation idéale n’est pas une réalité pour tous les nutriments, ni d’ailleurs pour tous les groupes de la population. L’alimentation contient également de nombreuses autres substances ayant un effet nutritionnel et physiologique et pouvant avoir un impact sur la santé. De nombreux effets utiles sont décrits dans la littérature scientifique, entre autres en ce qui concerne les propriétés protectrices des antioxydants, les effets sur la flore intestinale et la résistance naturelle de certains pré- et probiotiques, les effets réducteurs du soja sur le cholestérol,... Objectifs • En raison d’un mode de vie déterminé ou pour toute autre raison, il peut être souhaitable d’accroître l’apport de certains nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, par l’administration de denrées alimentaires ou de compléments alimentaires spécifiques. Mise en oeuvre Action 46 : 16 Communication. Les différents guides alimentaires qui seront établis dans le contexte du PNNS-B feront état du potentiel d’amélioration de la santé d’une alimentation variée, riche en fruits et légumes et en certains composés sélectionnés dont le rôle dans la promotion de la santé et la réduction des risques a été démontré scientifiquement. Timing : Mars-juin 2006 Développement et diffusion des différents guides alimentaires. 16 Voir aussi actions 9, 10, 11, 12 en 13. Page 48 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 48 Action 47 : 17 Poursuivre une politique encourageant la recherche scientifique dans ce domaine et permettant un large choix de denrées alimentaires fonctionnelles et de compléments alimentaires pour autant que la sécurité, la base scientifique et l’information correcte du consommateur soient garanties ; ceci par le biais de législation européenne à établir, en s’inspirant de la législation belge actuelle et compte tenu des recommandations du Conseil de l’Europe en la matière. Timing : 2006-2009 Initiatives législatives. Action 48 : 18 Il faut également faire le point de la situation en ce qui concerne l’apport d’autres nutriments ayant un effet positif sur la santé, par l’entremise tant de l’alimentation normale que de l’alimentation enrichie et des compléments alimentaires. A cet effet, la phase suivante de l’enquête nationale de consommation alimentaire comprendra un volet consacré à l’évaluation de cet aspect. Timing : 2007-2008 Préparation de la phase 2 l’enquête nationale de consommation alimentaire 2008-2009 Exécution de la phase 2 l’enquête nationale de consommation alimentaire 17 Voir aussi action 59. 18 Voir aussi action 57. Page 49 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 49 AXE 5 : DÉNUTRITION : PRÉVENTION ET PRISE EN CHARGE 1. Hôpitaux Contexte La dénutrition est un processus qui peut exister préalablement à l’admission et que l’hospitalisation peut provoquer ou aggraver. Des interventions nutritionnelles ciblées sont possibles lors de l’admission à l’hôpital. Un dépistage systématique de la dénutrition ou l’évaluation de l’état nutritionnel de tous les patients admis devrait constituer la base de la sélection des patients nécessitant une intervention nutritionnelle. Durant l’hospitalisation, la prise de nourriture et de boissons en suffisance n’est pas simple. Certains actes propres au séjour hospitalier aggravent fréquemment le mauvais état nutritionnel du patient et peuvent provoquer la déshydratation. Objectifs • La détection et la prise en charge efficaces des patients sous-alimentés lors de l’admission et au cours du séjour hospitalier en vue de réduire la morbidité et la mortalité à la suite d’un mauvais état nutritionnel. Mise en oeuvre Action 49 : Élaboration d’un plan d’action pour la désignation d’un responsable nutrition et d’un comité nutrition au sein de chaque établissement hospitalier, avec les responsabilités et selon les modalités énumérées dans le PNNS-B. Concertation avec les acteurs concernés au sujet des modalités pratiques pour appliquer les recommandations. Mise au point des initiatives légales indispensables pour mettre en œuvre le plan d’action. Timing : Sep 06-Mar 07 Identification des critères et élaboration du plan d’action. Avr-Juin 2007 Concertation avec les acteurs concernés sur les modalités d’implémentation du plan d’action. Sep 07-Mar 08 Elaboration des initiatives légales appropriés. Action 50 : Création d’un Groupe National d’Experts en Dénutrition au niveau national. Page 50 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 50 Ce groupe d’experts se composera de : 3 spécialistes possédant une expérience en nutrition clinique et / ou en gériatrie (dans le domaine des hôpitaux, des établissements de repos et de soins et / ou de soins à domicile). 2 diététiciens avec une spécialisation dans le domaine de la dénutrition. 2 représentants d’organisations actives dans le domaine des soins à domicile. 1 expert du corps pharmaceutique. 1 représentant de l’INAMI. 1 expert du groupe de pilotage d’experts du PNNS-B Les membres seront désignés par le Ministre sur la base de leur expertise en la matière et sur proposition de candidatures par les organisations concernées pertinentes. La tâche de ce Groupe national d’experts comprend les activités suivantes : La rédaction de directives scientifiquement fondées relatives aux méthodologies standardisées les mieux adaptées pour le dépistage et le suivi des patients sous-alimentés en fonction de l’âge et de la pathologie sous-jacente (ex. : SNAQ, MUST, SRNP...). La rédaction d’avis relatifs aux mesures et moyens indispensables en vue de pouvoir appliquer les directives proposées avec, en particulier, la simplification du transfert de données concernant la dénutrition entre les hôpitaux, les maisons de repos et le secteur des soins à domicile (carnet alimentaire). La fourniture de conseils à l’INAMI concernant des dossiers, des mesures, des budgets indispensables pour la participation aux frais relatifs aux interventions nutritionnelles, tant en matière de personnel que de matériel. Timing : Sep-Oct 2006 Désignation des membres Nov 06-Mar 07 Rédaction des directives relatives aux méthodologies Avr-juin 2007 Publication et diffusion des recommandations. Page 51 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 51 AXE 5 : DÉNUTRITION : PRÉVENTION ET PRISE EN CHARGE 2. Maisons de repos et de soins Contexte Dans les maisons de repos ou autres établissements d’hébergement collectif pour personnes âgées, même si l’on considère que, dans la plupart des cas, la nourriture est présentée en quantité et en qualité satisfaisantes, on constate qu’un pourcentage substantiel de résidents est en état de dénutrition. Un état nutritionnel adéquat est une condition essentielle pour le maintien de la santé, le rétablissement rapide, le renforcement de la résistance et le bien-être en général. La cause principale réside dans le manque de dispositions réglementaires relatives non seulement aux exigences pour la composition qualitative et quantitative des repas du résident, mais aussi au contrôle de son état nutritionnel. Cela va de pair avec le manque de dispositifs structurels pour la prise en charge d’une politique alimentaire dans les institutions, y compris les qualifications du personnel. Objectifs • Le dépistage et la prise en charge efficaces des patients dénutris dans les établissements de repos et de soins. • La création d’un cadre permettant un dépistage et une prise en charge adéquats. Mise en oeuvre Action 51 : Rédaction d’une charte nutritionnelle contenant des exigences d’accréditation dans le cadre de la politique nutritionnelle de l’établissement, en vue de son intégration dans la législation communautaire, régionale et fédérale. Ces exigences d’accréditation comprennent les domaines mentionnés dans le PNNS-B. Elles seront élaborées par le groupe de travail spécifique 2 au sein du Groupe de pilotage d’experts, complété de représentants du secteur des maisons de repos et de soins et de spécialistes en matière d’accréditation. Timing : Juin-Déc 2006 Rédaction des exigences d’accréditation au sein du groupe de travail. Jan-Mar 2007 Publication des exigences d’accréditation. Sep-Déc 2007 Création du cadre légal. Page 52 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 52 AXE 5 : DÉNUTRITION : PRÉVENTION ET PRISE EN CHARGE 3. Soins à domicile Contexte Les soins à domicile jouent un rôle important dans le cadre de la prévention de la dénutrition. En outre - conséquence de la durée plus courte des séjours en hôpital - les soins à domicile deviennent plus longs et plus importants dans la poursuite du traitement nutritionnel afin de permettre une revalidation et une réinsertion sociale plus rapide et l’amélioration de la qualité de vie. Les soins à domicile constituent souvent le premier niveau de dépistage de la dénutrition et de l’identification des facteurs d’un risque plus élevé. Ils permettent également de rediriger les patients vers une aide plus spécialisée. Les soins à domicile doivent donc être considérés au premier plan comme le niveau le plus important pour mener une action préventive. Objectifs • Dépistage et prise en charge efficaces de patients dénutris faisant l’objet de soins à domicile. Mise en oeuvre Action 52 : Mise sur pied d’une campagne de sensibilisation s’adressant tant aux prestataires de soins médicaux, actifs dans le secteur des soins à domicile, qu’aux patients. La campagne de sensibilisation à l’attention des médecins généralistes, des organisations de soins à domicile et d’autres organisations actives dans le secteur des soins à domicile (distribution de repas,...) sera mise sur pied en collaboration avec les associations de médecins généralistes, les diététiciens et les organisations de soins à domicile concernées. Elle aura pour objectif de les sensibiliser à veiller à l’efficacité et à la qualité nutritionnelle des repas et, sur la base d’une méthodologie simple, à déceler les signes de dénutrition et les signaler au diététicien et au médecin généraliste. Timing : Sep-Déc 2006 Discussion avec les organisations pertinentes Mar-Mai 2007 Campagne de sensibilisation Sep-Oct 2007 Évaluation Page 53 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 53 Action 53 : 19 Sensibilisation des personnes âgées et des non-professionnels impliqués dans leur processus de soins en vue d’accroître l’attention apportée à un régime alimentaire complet (repas préparés (plats préparés ou cuisinés, taille des rations, quantité suffisante de boissons, ...) et d’un style de vie adéquat (activité physique, hygiène bucco-dentaire, ...). Des recommandations spécifiques à cet effet, parallèlement à des recommandations relatives au calcium et à la vitamine D et à la prévention de la dénutrition en général, feront partie du guide alimentaire spécifique pour les personnes âgées. Timing : Mar-Juin 2006 Développement et diffusion du guide spécifique pour les personnes âgées. Action 54 : Élaboration d’une méthodologie systématique pour le transfert des données nutritionnelles entre hôpitaux, services de soins à domicile et maisons de repos prévoyant la concertation avec les autres professionnels concernés (médecins généralistes, diététiciens, ...) sous la forme d’un carnet alimentaire. Ce carnet contient les informations relatives à l’état nutritionnel du patient et est à la disposition du médecin traitant et du diététicien à tous les niveaux possibles d’administration de soins. À cet effet, il sera demandé au Groupe National d’Experts en Dénutrition d’élaborer des avis et des propositions. Timing : Jan-Mar 2007 Avis du Groupe National d’Experts en Dénutrition Mar-Sep 2007 Élaboration concrète Oct-Déc 2007 Projet pilote 2008-2010 Utilisation généralisée 19 Voir aussi action 13. Page 54 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 54 AXE 5 : DÉNUTRITION : PRÉVENTION ET PRISE EN CHARGE 4. Mesures en vue de rendre les interventions nutritionnelles spécialisées plus accessibles Contexte Il résulte des interventions nutritionnelles chez les patients dénutris une réduction substantielle de la morbidité et de la mortalité lors de l’hospitalisation. Les interventions de ce type impliquent souvent une lourde charge financière pour le patient ; avec pour résultat que l’intervention n’a pas lieu ou est arrêtée prématurément. À l’inverse d’une visite du médecin généraliste et d’autres traitements médicaux et paramédicaux (chez le dentiste, le kinésithérapeute, en logopédie,...), l’accompagnement nutritionnel (par un diététicien) ne fait pas l’objet d’une intervention. En ce qui concerne le recours à des aliments diététiques spécialisés à usage médical, il existe seulement une intervention partielle dans un certain nombre d’indications médicales et ce, uniquement pour l’alimentation dite par sonde. Cette intervention forfaitaire couvre uniquement une partie restreinte des frais encourus par le patient pour l’alimentation en tant que telle et le matériel d’administration nécessaire, comme les sondes ou les pompes. Objectifs • Favoriser l’accessibilité des interventions diététiques dont il résulte une réduction de la durée d’hospitalisation et des frais médicaux liés. Mise en oeuvre Action 55 : Il est demandé au Groupe National d’Experts en Dénutrition d’évaluer les aspects suivants des frais liés au traitement de la dénutrition et aux interventions diététiques et de formuler des recommandations en ce qui concerne : Dans quelles conditions et pour quels patients il convient de prévoir une intervention pour une consultation diététique spécialisée, Quelles interventions nutritionnelles peuvent être prises en considération dans le cadre d’une intervention, motivées sur la base de la nutrition fondée sur des données probantes (« evidence based nutrition »), Comment et dans quelles conditions l’apport personnel du patient dans l’intervention de l’alimentation par sonde peut être réduit à domicile, Comment il est possible de rendre plus efficace la procédure de remboursement pour de nouveaux produits. Page 55 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 55 Timing : Jan-Mar 2007 Avis du Groupe National d’Experts en Dénutrition Avr-Juin 2007 Propositions concrètes Sep-Oct 2007 Mise en oeuvre Page 56 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 56 AXE 5 : DÉNUTRITION : PRÉVENTION ET PRISE EN CHARGE 5. Mesures relatives à l’enseignement et à l’éducation Contexte Le problème de la dénutrition n’est pas suffisamment connu du personnel soignant. Cette constatation est la conséquence directe du manque général de connaissances en matière de nutrition, imputable à l’offre insuffisante de cours en ce domaine dans les différents cursus des professions médicales. Objectifs • Élaboration d’une formation de qualité en matière de nutrition dans les diverses formations aux professions de santé. Mise en oeuvre Action 56 :Par le biais d’une circulaire ministérielle, les différentes institutions d’enseignement seront appelées à insérer la nutrition comme discipline à part entière dans la formation des acteurs concernés par la nutrition, parmi lesquels les médecins (généralistes), le personnel de santé, les diététiciens, les professionnels de la santé paramédicaux, les diététiciens, le personnel infirmier, les pharmaciens, et dans le cadre des formations hôtelières ou des cours de cuisine,... La collaboration pluridisciplinaire doit être au centre des attentions dans la formation afin que les médecins et les spécialistes puissent prendre plus rapidement les mesures adéquates et faire appel à une aide spécialisée (diététicien) plus rapidement. Il convient de prêter attention également à l’élaboration d’une formation spécifique pour la restauration dans les collectivités au niveau de l’hôpital comme une forme de spécialisation dans le cadre de la formation technique de l’école hôtelière. Timing : Avr-Mai 2006 Circulaire ministérielle Juin-Sep 2006 Propositions concrètes Oct 06-Août 07 Élaboration pratique Sep 2007 Mise en oeuvre Page 57 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 57 AXE 6 : L’ÉVALUATION DE LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE DE LA POPULATION 1. Enquête nationale de consommation alimentaire Contexte Lors de l’élaboration du PNNS-B, on a identifié un certain nombre de domaines, où des données ne sont pas disponibles et ne sont pas non plus fournies par l’étude menée. En outre, certaines données demandées sont insuffisamment détaillées ou fiables. Ces données sont néanmoins nécessaires pour estimer concrètement certaines problématiques et évaluer l’efficacité des actions proposées dans le PNNS-B. La méthodologie de l’enquête alimentaire nationale doit, en ce sens, être adaptée et complétée par plusieurs volets supplémentaires pour pouvoir couvrir les domaines identifiés lors de la prochaine étude. Objectifs • Poursuite, sur une base périodique, et adaptation, correction ou extension de la méthodologie de l’enquête nationale de consommation alimentaire. Mise en oeuvre Action 57 : 20 Poursuite et répétition de l’enquête de consommation alimentaire sur une base périodique. Un volet est prévu pour la période 2008-2009. Ces initiatives seront étoffées avec les domaines prioritaires, identifiés dans les actions du PNNS-B, à savoir : Mesure de l’apport alimentaire des nourrissons (0 à 1 an), des jeunes enfants (1 à 5 ans), des enfants (6 à 12 ans) et des adolescents (13 å16 ans) en mettant l’accent sur les schémas alimentaires, l’activité physique et l’ingestion de macro et de micronutriments (fer, vitamine D, calcium, ...). Analyse de l’ingestion d’iode par la population en général et, plus particulièrement, chez les femmes enceintes et les jeunes. Mesure de l’apport des micronutriments chez la femme enceinte (fer, acide folique péri conceptuel, ...). Mesure de l’apport de macro et de micronutriments chez les personnes âgées (+ de 60 ans) en mettant l’accent sur les indicateurs de dénutrition (BMI, ingestion de liquides, ...) et un certain nombre de nutriments critiques chez les 20 Voir aussi actions 29, 38, 41, 45 en 48. Page 58 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 58 personnes âgées, dont la vitamine C, l’acide folique et le zinc (énumération non limitative). Enquête sur l’ingestion d’autres nutriments ayant un effet positif sur la santé, tant par la nutrition normale que les produits alimentaires enrichis et compléments alimentaires. Timing : 2007-2008 Préparation de la phase 2 de l’Enquête de consommation alimentaire 2008-2009 Mise en oeuvre de la phase 2 de l’Enquête de consommation alimentaire Page 59 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 59 AXE 6 : L’ÉVALUATION DE LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE DE LA POPULATION 2. NUBEL Contexte L’asbl NUBEL est un élément important dans l’évaluation de l’apport de nutriments sur la base des résultats de l’enquête de consommation alimentaire. La Belgique est le premier pays d’Europe à publier sur internet une base de données répertoriant des marques. Objectifs • Soutien au fonctionnement et aux activités de l’asbl NUBEL. Mise en oeuvre Action 58 : Poursuite de l’encadrement du fonctionnement et des activités de l’asbl NUBEL. Le PNNS-B soutient cette initiative et appelle les fédérations concernées de l’industrie alimentaire et du secteur de la distribution, de même que les entreprises individuelles actives dans ces secteurs, à poursuivre cette collaboration dans le futur. L’enregistrement des produits de marque à nutriments ajoutés, parmi lesquels les aliments enrichis, les aliments diététiques et les compléments alimentaires, sera notamment davantage encouragé. Timing : 2006-2010 Poursuite du soutien Page 60 Projet de plan opérationnel Draft Operationeel Plan 60 AXE 7 : LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE RELATIVE A L’ALIMENTATION ET AU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE 1. Recherche scientifique Contexte Nos connaissances sur les effets de notre nutrition et des facteurs de risque associés en ce qui concerne la santé et la maladie se fondent sur la recherche scientifique. La recherche scientifique revêt également de l’importance concernant les effets sur la santé des nutriments présents dans l’alimentation et pouvant être utilisés dans des produits alimentaires innovateurs comme, par exemple, les substances antioxydantes, les prébiotiques et les probiotiques, ... Le comportement relatif à la nutrition est également un élément déterminant qu’il convient d’approcher scientifiquement en vue d’examiner et de quantifier tant les possibilités que l’efficacité à attendre des interventions et des mesures. Objectifs • Identification de besoins prioritaires en matière de recherche en ce qui concerne la nutrition et le comportement alimentaire, pour permettre d’assurer un suivi des activités du PNNS-B, de l’évaluer et de le faire concorder avec les aspects à déterminer en priorité. Mise en oeuvre Action 59 : 21 Pour faciliter l’identification de besoins prioritaires en matière de recherche en ce qui concerne la nutrition et le comportement alimentaire, une conférence sera organisée avec les acteurs concernés. Timing : Mar 2007 Conférence Sep 2007 Publication de recommandations 21 Voir aussi action 47.


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